" Nous les Alsaciens ! "

IMG 5481Portique de Mulhouse Haute-Alsace

Les agapes au Sarto sont aussi le moment de s'amuser. Les compagnons ne s'en privent pas pour rire d'eux mêmes. Ainsi, après l'assemblée générale, pendant le repas, les compagnons mulhousiens se sont amusés à énumérer des particularités qui font rire, sourire ou encore qui interrogent "les Français de l'Intérieur".

Cette expression, déjà, fait penser à la guerre de 1870 et ses suites malheureuses lorsque la France, par un vote de l'assemblée nationale, a "abandonnée à l'empire allemand, la partie la plus précieuse de son pays : l'Alsace et une partie de la Lorraine". Il existaient donc des Français en Alsace et des Français à l'intérieur de la France

Au-delà des deux jours supplémentaires chômés que sont le 26 décembre "jour de saint Étienne" et le Vendredi-saint, en Alsace les curés, pasteurs et rabbins, grâce à Napoléon I, sont payés par l’État, comme d'ailleurs outre-mer. Il parait que les Alsaciens disent "vouiii", ou "sprètze" du lave-vitre ; disent, dit-t-on, tout le temps "ohyéééé" , prononcent toutes les lettres des mots à la mode germanique comme dans "vingte" pour 20 ; le vin d'Alsace ne se vend qu'en bouteille; ils utilisent un "un foehn" pour sécher les cheveux.

Certains prétendent que nous demandons "quel âge tu reçois ?". Et il est vrai qu'ils attendent les infos de la météo craignant "qu'ils veulent de la pluie". Suspendu au-dessus du lit, on peut voir cette maxime : "Schlafe gut liebe Sorgen, und l. m. a. A. bis Morgen". Nous laissons le soin au germanistes de traduire. Nous savourons "les Manala" littéralement les petits bonhommes, mais uniquement le jour de la Saint-Nicolas. Et à l'approche de Noël, nous aimons nous réjouir pour goûter les Bredala et devant le sapin, d'origine Alsacienne (1521), et embrasser "uff's Geschala".