Messe des confréries à la cathédrale de Strasbourg

Portique de Mulhouse Haute-Alsace

Dimanche 27 juillet tout brillait à Strasbourg pour la fête des confréries viniques d'Alsace : la reine des vins, le soleil, les bannières, les costumes, la foule dans la cathédrale, les instruments des musiciens, les mets, les vins et les sourires de tous les confrères réunis pour fêter saint Urbain. Cette fête biennale a réuni : la Confrérie des vins de Cleebourg, l'Ordre œnophile de Marlenheim de de la Couronne d'or, la Confrérie de la Corne d'or d'Ottrott, la Confrérie des Hospitaliers d'Andlau, la Confrérie des Bienheureux du Frankstein de Dambach-le-Ville, la Confrérie des Rieslinger de Scherrwiller, la Confrérie Saint-Urbain de Kintzheim, la Confrérie du Haut-Koenigsbourg, la Confrérie Saint-Étienne d'Alsace à Kientzheim, les Amis d'Ammerschwihr et du Kaefferkopf, le Comité des reines du vin d'Alsace, de même que la Confrérie Saint-Urbain de Thionville (Moselle) invitée, et le portique de Mulhouse Haute-Alsace, sous la conduite du major-prime Claude Schneider, invité pour la première fois. Une multitude de noms qui fleurent bon le vin d'Alsace et ses villages magnifiques de la route des Vins.

La journée a débuté par la messe à la cathédrale Notre-Dame de Strasbourg célébrée par l'archiprêtre Michel Wackenheim. Les confréries ont été accueillies une à une et se sont avancées devant l'autel pour prendre place dans la nef archi-comble. Les confrères de Saint-Urbain de Kientzheim ont présenté un pain rond et un tonnelet de vin - dit ici un Logala - qui ont été consacrés à l'offertoire. Dans l'homélie, le Père Raymond Mengus a évoqué "la meilleure part reçue par Marie" lors de la visite de Jésus à Marthe. A la fin de la célébration l'archiprêtre a bénit les vignerons représentés par les bannières dont celle de la compagnie du Sarto.

A la sortie de la cathédrale, les confréries se sont présentées devant le grand portail pour être photographiées par des milliers de visiteurs qui se sont rassemblées sur le parvis. C'est ensuite un long cortège qui a traversé les rues de la capitale européenne pour se rendre au mess des officiers pour un banquet tout à fait extraordinaire. Ainsi, le coordinateur des confréries d'Alsace Jean-Paul Goulby et son équipe, ont choisi trois cheffes de cuisine, une fromagère MOF 2019 et une pâtissière pour préparer le déjeuner, articulé en 5 tableaux de 10 mets, chaque fois agrémentés de 2 vins d'Alsace. Le tout sous le vocable "10 mets, 10 vins, c'est divin".

A la fin de ce banquet somptueux, délicat et tout en finesse, le major-prime a remis au coordinateur Jean-Paul Goulby le collier d'honneur de la compagnie. Le vexillaire Tharcise Meyer, dont c'était la première sortie en tenue, a rappelé en quelques mots les valeurs sartoriennes et a évoqué l'évangile du matin : « Le Sarto a eu la meilleure part, puisque vous nous avez accepté en amitié confraternelle «. Il a ajouté que le nom de « Savoie sur notre collier n'est que le début des mots savoir-vivre. Et vous savez vivre ! « a-t-il lancé joyeusement aux confrères. Une journée de grande joie, pleine d'émotions, dans une cathédrale qui fêtait saint Arbogast, le patron du diocèse de Strasbourg. Les mets les plus raffinés étaient à l'honneur, les vins les plus délicats étaient goûtés par plus de 120 confrères qui font la promotion des vins d'Alsace et de la région si attachante.


Si six verres m'étaient contés

Portique de Mulhouse Haute-Alsace

Le portique a bien entamé sa saison estivale, moins studieuse et plus joyeuse, en participant à la soirée champêtre de la Cave vinicole du Vieil-Armand à Soultz- Wuenheim, également membre du portique le 14 juin.

Une bien joyeuse soirée dans la cour de la Cave pour allier des vins et des mets. Crémant blanc de noir avec le kugelhof salé ; un riesling cuvée 2015 avec la brochette de volaille et de légumes à l'ail des ours ; un pinot noir Instant rosé 2018 avec le mini cordon bleu de porc, puis un pinot noir élevé en fût de chêne 2017 pour agrémenter l'onglet de bœuf à l'andalouse. Avec le plateau de fromage il fallait découvrir le vin mystère : après avoir goûté et regoûté s'est révélé un pinot gris élevé en fût de chêne ! Une délicatesse rare. La découvreuse a reçu un panier garni en récompense de son goût acéré. Enfin le crémant rosé a clôturé la fin du repas avec la tarte à la rhubarbe meringuée suivi du café.

Il y en avait pour le goût, mais aussi pour les oreilles avec les musiciens qui ont donné des chansons françaises et des "Schlager" en langue allemande repris par l'assistance qui en redemandait. Sans oublier le rock and roll ou la ballade des gens heureux. La météo était de la partie et oublier le rock and roll ou la ballade des gens heureux.

La météo était de la partie et les cigognes, haut perchées sur le toit de la Cave, ont données l'agrément bien régional à la fête. Le commentateur des vins de la Cave du Vieil-Armand, Paulin, a annoncé les autres animations prévues durant l'année, notamment les journées des portes ouvertes les 3 et 4 août.

Le major-prime Claude Schneider a rappelé aux compagnons la sortie forestière du 1er juillet et la marche dans les Hautes Vosges le 17 août. Une soirée bien ancrée dans la devise du portique : Sapor Alsatici Replebit Terrarum Orbem, ce qui, pour les non-initiés veut dire que la saveur des vins d'Alsace remplira la terre entière. Rien que ça !


Une affaire entendue

Portique de Mulhouse Haute-Alsace

g arcensPour sa dernière sartorie avant l'été, le portique de Mulhouse avait invité l'audioprothésiste Guillaume Arcens sur le thème : "La prise en charge du patient malentendant".

L'intervenant, qui fait partie du groupe Amplifon, a d'abord évoqué ce qu'est l'audition, puis la perte de l'audition pour aboutir "aux appareillages qui permettent d'avoir un confort de vie et des relations sociales lorsque l'ouïe est déficiente". Ainsi a-t-il précisé que l'entreprise Siemens a, dès 1920, produit des appareils pour aider à l'audition. "A cette époque, les ateliers étaient bruyants et nombre d'ouvriers perdait l'audition".

En revanche il a réduit une idée reçue : "Jadis l'activité humaine a générée plus de bruits qu'aujourd'hui. Vous alliez en voiture à la Cote d'Azur en voiture, à l'arrivée vous étiez sourd à cause du bruit du moteur. Le pire des bruits est probablement la visseuse électrique" a-t-il assuré. Une autre crainte a été balayée à propos des jeunes qui portent les écouteurs toute la journée. "Les jeunes auront peut-être une surdité plus tardive mais les téléphones portables et autres instruments électroniques de musique sont plombés à un certain niveau sonore".

Et pour bien se faire entendre Guillaume Arcens a montré des appareils auditifs "qui réparent un dysfonctionnement". Évidemment ces appareils paraissent chers, mais "nous vendons un service et la recherche pour obtenir ces appareils de très hautes technologies nécessitent des études longues et coûteuses".

L'intervenant a été littéralement bombardé en douceur de questions auxquelles il a répondu avec affabilité et compétence.

Le major-prime Claude Schneider l'a remercié en lui offrant un coffret de vin d'Alsace, sous les applaudissements sonores des compagnons. Il a rappelé les rendez-vous prochains durant l'été : lundi 1er juillet la sortie en forêt à Illfurth, dimanche 21 juillet la messe des confréries viniques d'Alsace à la cathédrale de Strasbourg et samedi 17 août la randonnée en montagne avec repas au Grand Ballon. Après le chant des Allobroges, ces agapes ont été prolongées autour d'un dernier verre pour le plus grand plaisir des compagnons.


Conférence de Philippe WOZNIAK

Portique de Mulhouse Haute-Alsace

Lors des agapes du premier jeudi du mois de mai, le major-prime Claude Schneider eut le plaisir d’accueillir M. Philippe WOZNIAK, Praticien Bien-être, spécialiste des stratégies mentales et expert en gestion du stress.

C’est notre cerveau qui crée nos problèmes. Comme ils sont créés par notre cerveau, ils sont fictifs et sont donc transformables, à l’aide des bonnes méthodes. Nos perceptions ne sont pas la réalité, mais une interprétation de la réalité.

Une des méthodes employées est la cohérence cardiaque par la respiration. Il est conseillé de se souvenir du chiffre 3 6 5 qui signifie : 3 séances par jour/ 6 respirations par minute/ pendant 5 minutes.

Les compagnons ont été invité à se prêter à cet exercice de la respiration. C’est une expérience enrichissante qui nous donne accès à un outil concret à utiliser à tout moment de votre vie


Les possédés d’Illfurth

Portique de Mulhouse Haute-Alsace

Lors des agapes du premier jeudi d’avril, le major-prime Claude Schneider eut le plaisir d’accueillir nos amis du Portique des Dauphins Alain Grauss et Yolande Pipon ainsi que notre compagnon Jean-Jacques Sutter qui nous a fait découvrir la passionnante histoire des possédés d’Illfurth, petit village alsacien situé près de Mulhouse, occupé par différentes civilisations de l’âge de la pierre, du bronze, du fer puis très peuplé à l’époque gallo-romaine. Des tribus franques s’établissent et fondent le village d’Illfurth.

En 1864, deux frères, âgés de dix et huit ans, Thiébaut et Joseph B… furent ensemble atteints d’un mal mystérieux. L’on remarqua chez ces enfants les plus étranges phénomènes : l’ainé, couché sur le dos, tournait sur lui-même avec la rapidité d’une roue. Les deux, poussés par une force irrésistible, frappaient des mains et des pieds sur un lit, jusqu’à rompre les planches assez épaisses qui supportaient la paillasse.

Bientôt se joignirent à ces violents exercices des crampes et des convulsions, suivies de prostrations telles que le malade restait des heures entières sans mouvement et sans vie.

Les deux enfants furent exorcisés en octobre 1869.

On peut imaginer, sans peine, que cette histoire des possédés d’Illfurth effraya les gens et défraya la chronique.


Conférence sur le papier peint.

Portique de Mulhouse Haute-Alsace

Les agapes du mois de mars ont été passionnantes à plus d'un titre. Les compagnons avaient du temps pour bavarder et l'intervenant a su transmettre une passion et une connaissance.

Pour la soirée, le fondateur du Musée du papier peint de Rixheim, Bernard Jacqué, a développé un panoramique sur la création du papier peint aussi bien que ceux visibles au musée. Rare musée dans le monde consacré à l'impression du papier peint. Dans son exposé Bernard Jacqué a rappelé la création du musée en 1983 installé dans l'ancienne commanderie de l'Ordre teutonique à Rixheim, spoliée à la Révolution française.

L'installation de la manufacture en 1797 n'était pas le fruit du hasard, mais une volonté de s'établir "en France" alors que la ville de Mulhouse était, à cette époque, une ville-république alliée aux cantons Suisses. Sauf qu'après un blocus, la ville "s'est rattachée à la France" en 1798 ce qui est dit pudiquement par "une conquête douanière".

Le papier peint est une création de la première moitié du XVIIIe s. La famille Zuber installe la manufacture à Rixheim et va réaliser des papiers-peints jusqu'à aujourd'hui. Bernard Jacqué, maître de conférence en histoire des arts industriels à l'Université de Haute-Alsace, a indiqué que le musée conserve actuellement 360 000 échantillons de papiers-peints et possède une bibliothèque de 3000 volumes consacré à ce thème.

De même, le musée possède, et c'est unique au monde, les machines de toutes les techniques d'impression. Pour clore son intervention il a anéanti une légende : c'est connu, le bureau ovale de la Maison Blanche, résidence des présidents des États Unis d'Amérique, est décorée de panoramiques provenant de Rixheim : Une vue d'Amérique du Nord et la Guerre d'indépendance.

Mais, Jackie Kennedy n'y est pour rien ! Aïe ! N'empêche qu'un bout exceptionnel d'Alsace est dans ce bureau mondialement connu.


Les pains partagés avec l'Evêque

Portique de Mulhouse Haute-Alsace

Comme chaque année, les compagnons du portique de Mulhouse ont activement contribué à la magnifique montée vers Saint-Antoine dans le village viticole d'Uffholtz le 19 janvier.

La fête était présidée par l'évêque de Belfort-Montbéliard Mgr Dominique Blanchet. Lors de la réception en mairie, sous la conduite du major-prime Claude Schneider, les compagnons ont interprété a capella le chant des Allobroges. Le vexillaire Tharcise Meyer, l'un des animateurs de la fête, a longuement rappelé les origines de la compagnie, ses actions de solidarité et d'attachement à la région.

Durant la messe, les compagnons ont présenté 600 pains qui ont été bénits par l'évêque puis partagés par les centaines de fidèles.

Après la marche à la chapelle de Saint Antoine en forêt, de joyeuses agapes ont réuni les participants dans la salle des fêtes où furent remis les fameux "cochons d'honneurs" tant convoités. Les compagnons et les autres convives se sont régalés avec les succulentes Fleischschnacka, véritable préparation alsacienne.

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eble jmLa musique country n'a plus de secrets

Portique de Mulhouse Haute-Alsace

Exceptionnelles agapes pour les Sartoriens au restaurant "Au Canon d'or" à Mulhouse par la présence de Jean-Michel Eblé, plus connu dans le monde de la country comme Jackson Mackay.

Avec sa guitare et son humour, il a charmé les amis du portique. Dans une sorte d'exposé, il a évoqué les prémices de la musique country : en 1730 des migrants, "déjà", vont en Amérique. Il y a là des Alsaciens, des Suisses ou encore des Africains. Un Italien raconte : "Je suis venu en Amérique parce qu'on m'avait dit que les rues étaient goudronnées d'or. A mon arrivée, j'ai découvert trois choses : les rues ne sont pas goudronnées d'or, les rues ne sont pas goudronnées du tout et enfin on m'a demandé de les goudronner".

Ces migrants avaient emporté leur instrument de musique : violon irlandais, dulcimer allemand, mandoline italienne, guitare espagnole ou banjo africain.

Ensemble ils vont créer une musique unique en Amérique du Nord. Dans les montagnes des Appalaches, "leur nouveau paradis, ils jettent sur l'herbe toujours verte les bases de la future Country Music".En 1927 Jimmy Rodgers vend un million de disque d'une musique enregistrée dans une église baptiste dans le New Jersey.

En 1940 vient le Bluegrass et en 1950 le Honky Tonk principalement à Nashville. Une musique qui dit des choses simples de la vie et qui vise à "amuser, boire, danser et divertir la working class".

Jackson Mackay, qui joue dans les plus grands orchestres country du monde en Europe, en Amérique du Nord et du Sud ou encore en Australie, a ponctué ses propos par des morceaux d'anthologie de la country et de nombreuses compositions personnelles qu'il écrit pendant ses voyages, même ceux en Alsace."Bientôt 30 ans de carrière et pas une bagarre" a-t-il conclut, comme pour rappeler que la country "réuni les gens, remplace le bal de papa et resocialise des franges entières de la société, surtout féminines".Pour être dans le goût du jour, le chef Gilles et Marie-Laure, les aubergistes, ont préparé un chili con carne. Musique, plat, paroles, humour, les ingrédients simples d'une magnifique soirée.