Sortie à Cruas

Vigilance Alpe Dauphiné

Le 3 avril dernier, malgré une pluie intense, 28 compagnons de la Vigilance ont affronté les éléments pour découvrir la cité ardéchoise de Cruas et plus précisément son abbatiale et sa centrale électronucléaire.
Chef d’œuvre de l’architecture romane et témoin de l’histoire de la communauté de moines bénédictins. Ces moines ont fondé l’abbaye de Cruas en 804. Construite au XI° siècle l’abbatiale Ste Marie a survécu aux assauts du ruisseau (Crûle) et des guerres de religion (Cruas était une enclave catholique au milieu du fief protestant).

Cette abbatiale, recèle de nombreux trésors tels que la crypte du XI° siècle avec ses chapiteaux de bestiaires, la mosaïque du XII° siècle située dans le Chœur représentant l’ascension au paradis d’Elie et Enoch et supportant une table en marbre de carrare datant probablement de l’époque romaine. Mais dès l’entrée, c’est sa tribune monastique (quasi unique en France) qui permettait de séparer les moines de l’étage des fidèles sous les arcades.
La visite fut complétée par une surprise. Gérard Maldivet le tambourinaire nous joua des extraits musicaux médiévaux avec son galoubet et son tambourin.

Puis après un déjeuner copieux, ce fut la découverte de la centrale électronucléaire de Cruas Meysse car ses 143 ha de superficie se répartissent entre ces 2 communes. Et sur lesquels sont répartis 4 Réacteurs de type eau pressurisée (PWR) Pressurised water reactor) de 900 MW chacun construits à partir de 1977.

Après une présentation de la centrale, du fonctionnement d’un réacteur, nous nous sommes équipés (chaussures et casques, lunettes puis badges d’accès) pour la visite de la tranche n°3 (réacteur n°3).
Cette visite, réduite à l’immense salle des machines et le simulateur de conduite, nous a montré les impressionnants équipements nécessaires pour produire de l’électricité. Nous y avons vu entre-autre une turbine et son alternateur de plus de 800 tonnes fonctionnant dans un bruit d’enfer et une chaleur dépassant les 30°. L’ensemble tournant à 1500 tours/minute pour fournir un courant alternatif de 50 Hertz. L’alternateur fournit une tension de 24 000 volts qui est immédiatement transformée en 400 000 Volts pour être fournie au réseau transport de EDF.

Cette visite fut une découverte pour de nombreux compagnons présents et complétée par de nombreuses questions.

Puis ce fut le retour vers Grenoble avec la surprise de trouver une route jalonnée de sommets enneigés.