Conférence sur la mappe sarde et visite du caveau Michel Quenard

Portique Ducal Chambéry

Le 27 octobre 2026 a Chignin, une petite quarantaine de compagnons, amis et habitants de chignin, s'est retrouvée pour une conférence sur la mappe sarde, animée par notre compagnon louis Freschi, assisté de marc Tissot. La mappe sarde est à l'origine de notre actuel cadastre, et constitue une collection de documents cartographiques réalisés au début du XVIII siècle. Victor Amédée II (1666.1732) duc de Savoie et roi de Sardaigne, afin de mieux délimiter les propriétés, et d'enregistrer les titres des fiefs de la noblesse et du clergé, décide en 1728 de faire mesurer les différentes parcelles des terrains cultivés et habités, de pour prélever auprès des roturiers qui entretenaient les terres de leurs seigneurs : La taille, impôt de l'époque. C'est Chignin, qui fut la première commune cadastrée en Savoie. 200 géomètres sont recrutés, et s'y activent de 1728 à 1730, 8 mois de travail de délimitations des terrains pour Chignin, et deux ans pour élaborer la mappe sarde, de toute la Savoie. En juin1730, publication de la mappe sarde, matrice de notre actuel cadastre. Les terrains sont délimités par des bornes en pierre numérotés : 30 pour la commune de Chignin. Plus de d'un million de parcelles ont été cadastrées en Savoie. Une copie de 1820, de cette mappe, est gardée dans les archives de Chambéry. En 1875, un nouveau cadastre remplace la mappe sarde. Louis nous a passionnés par toutes ses explications, et nous retiendrons quelques termes utilisés à cette époque : le mas (lieu dit des parcelles), la tabelle  (liste alphabétique des propriétaires et leurs numéros de parcelles, et la nature de leurs cultures), le journal (mesure agraire, calculée d'après le temps mis par un journalier à travailler une terre). Tout était estimé en barils de vins, stères de bois, et journal.

Ensuite, nous nous sommes promenés au pied de l'ancienne voie romaine dont les vestiges d'un ancien mur, délimitent une partie des vignobles de la Maison Quenard père et fils, qui nous ont chaleureusement accueillis dans leur caveau, où nous avons pu déguster quelques vins dont, le Chignin Bergeron, tant apprécié par tous. Pour clôturer cette journée, riche de notre patrimoine, nous nous sommes retrouvés en petit comité, autour dune bonne table à Francin, à l'Auberge savoyarde. Merci a Lous Freschi et Marc Tissot, pour cette belle journée riche en partages. Merci a nos compagnons venus de différents portiques.