Visite de l'exposition Cyril Constantin (1940-1995)
Portique de la Dent du Chat
Le 23 septembre 2026, 3 dignitaires et 2 sympathisantes ont répondu présent à l'exposition de Cyril Constantin organisée par la commune de Tresserve. Nous avons été très bien reçus par l'association de sauvegarde du Patrimoine de Tresserve que je voulais absolument rencontrer. Ce grand personnage atypique mérite de revenir sur le site du Sarto.
Issu d'une famille mauriennaise, il grandit à Aix les Bains où ses parents tiennent un magasin de vêtements « Au grand empereur Constantin ». Cyril est un inventeur à l'esprit libre, entreprenant, aux multiples talents, il va déposer plusieurs brevets entre 1940 et 1950. Pendant la deuxième guerre mondiale au contact d'artistes réfugiés en Savoie, il découvre la peinture en copiant par jeu les tableaux d'un ami. Enthousiasmé, il abandonne aussitôt son métier de commerçant pour se consacrer à l'art corps et âme et pour toute sa vie. En cette période troublée, il réunit, dans son atelier rue de France à Aix les bains « l'Antre », peintres et sculpteurs dont Paul Belmondo. Très vite le marché de l'art s'intéresse à lui, une première exposition à Paris en 1944 au Palais Galliéra, puis à Lyon à la Galerie Guichard Pellé. On parle de lui comme d'un nouveau Picasso mais Cyril ne veut pas se laisser diriger par les critiques et les galeristes, il revendique une liberté totale, décide de rester en Savoie et s'installe à Tresserve : « la Cyrilie est née ».
C'est là que pendant 25 ans il crée l'essentiel de son œuvre inspirée par son esprit bouillonnant, il invente la peinture en fusion, il grave, tourne le bois, découvre un mystérieux alliage de métaux en fusion qu'il appelle « le Cyrilium », avec lequel il réalise d'étonnantes sculptures et des bijoux. En 1954 en visite à l'atelier, il offre une croix à d'Edith Piaf qu’elle a porté lors de tous ses récitals et avec laquelle elle souhaitait être enterrée. Dans les années 70 ses recherches le mènent vers une peinture qui prend vie sans autre matériau que la lumière : « la Cyrilovision ». La Cyrilie bat aussi monnaie, « le cyrilo », la banque cyrilienne émet des billets de banque à l'effigie des personnages locaux ou des visiteurs de marque, destinés uniquement aux seuls artistes pour leur ôter tout souci matériel ! Ce chercheur en permanence est toujours tourné vers des techniques et horizons nouveaux. « Je ne me refais jamais, dit-il ».
Le 27 août 1955 c'est en terre cyrilienne , autour d'une table ronde sur la terrasse face au lac du Bourget que nait la Compagnie du Sarto






















































































