micheylUne artiste nous a quittés

Compagnie du Sarto

En ce jeudi 16 mai « tout doucement, sans faire de bruit » comme chantait Montant aux feuilles mortes, l’artiste chanteuse, meneuse de revue puis sculptrice sur acier… Mick MICHEYL nous a quittés.

Elle était née dans la capitale des Gaules, rue Vendôme à Lyon, le 8 février 1922, de son vrai nom Pauline Michey.

Elle était « montée » à Paris pour décrocher les étoiles. Celles des cabarets et de la chanson « rive gauche » jusqu’au firmament du Casino de Paris qui l’impose en meneuse de revue et aux paillettes de la télévision qui lui crée des émissions sur mesures. Dans les années 60 Mick est la vedette incontournable de la variété française. Elle crée et chante ce tube éternel qu’est « Un gamin d’Paris » ; chanson qui sera d’ailleurs reprise par Montand, Patachou, Mouloudji. C’est elle qui découvrira Dave et Daniel Guichard et, quelques années plus tard, parrainera un autre lyonnais un certain Laurent Gerra.

Et puis les feux de la rampe ne l’attirant plus, elle dit adieu au showbiz et se retire dans la maison de son grand-père à Montmerle-sur-Saône en 1974. Dès lors elle va se consacrer à sa nouvelle passion : la sculpture sur acier. Elle y mettra la même fougue jusqu’à faire référence et autorité en la matière. D’ailleurs Mick Micheyl a tellement aimé la sculpture qu’elle s’y est brûlé les yeux.

Dans les années 80 elle sera faite Compagnon du Sarto par le Grand Chancelier du moment Henri Sonot lors d’une exposition à Lyon.

En 1986, par une relation personnelle, le Major - Prime des Dauphins obtiendra à ce que Mick Micheyl vienne exposer pour le Sarto à l’office de tourisme de Bourgoin-Jallieu du 1er au 10 avril et une Sartorie sera organisée en sa présence à « La Gentilhommière » à Cessieu.

Tous les Compagnons qui ont participé à cette journée garderont l’image d’une femme pétillante, généreuse « gouailleuse et ravie de la vie qui chante ».

Oui, comme un gamin d’Paris.

Salut l’artiste !!!!

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Nécrologie

Portique des Dauphins

C’est avec tristesse que le Portique des Dauphins vient de perdre deux de ses fidèles Compagnons. Tout d’abord ce fut notre Compagnon Roger PARENT de Saint-Savin qui nous quittait subitement et dont les funérailles furent célébrées le 6 avril dernier en l’église de Trept (38). Puis le 16 mai nous accompagnions à sa dernière demeure notre Compagnon Maurice SEIGLE-FERRAND de Fitilieu.

En leurs personnes le Portique des Dauphins perd deux fidèles Compagnons, deux amis précieux. En ces moments difficiles les Compagnons du Portique des Dauphins assurent Colette et Josette, leurs épouses respectives ainsi que toute leur famille, de toute leur amitié et leurs présentent leurs sincères condoléances.


Sortie surprise

Vigilance Alpe Dauphiné

Ce Jeudi 16 Mai, pour les 41 compagnons de la Vigilance Alpe Dauphiné du SARTO, avec à sa tête le grand Vigile Ange RIBOUD et de la Commanderie des Anysetiers du Dauphiné sous la conduite de Andrée ALEPEE, le secret avait été bien gardé.

C’est seulement après l’installation dans le car (offert par le SARTO Vigilance Alpe Dauphiné) que l’organisateur François Charlon dévoila notre destination : AVRESSIEUX en Savoie au château de Montfleury où nous attendait le châtelain (Marc PRIERE), un homme passionné hors du commun doté d’humour et de grandes connaissances historiques.

C’est en 1971 que M. PRIERE engagea la restauration de ce château du XI° siècle qui avec sa tour sarrasine du XIII° et ses gargouilles agressives, présente une architecture de place forte savoyarde.
A l’intérieur, une très dense collection d’objets dont certaines pièces datent de l’époque celtique (mobilier, vaisselle, armes, casques, cycles) entièrement restaurés nous raconte 4000 ans d’histoire. La visite fut complétée d’une démonstration de grand bi par notre hôte.

Puis ce fut l’heure du repas « gastronomique » au restaurant du coq de velours à Aoste ou un sympathique apéritif accompagné de très bons amuse-bouches nous attendait dans le superbe parc du restaurant.

La journée se solda par un arrêt à St Genix sur Guiers ou François Charlon avait réservé les gâteaux de St Genix pour les compagnons gourmands. Puis ce fût le retour sur Grenoble


Femmes tueuses en série démystifiées

Portique des Dauphins

Ce vendredi 26 Avril, le Portique des Dauphins a eu le plaisir d’accueillir Gaëlle Perrin Guillet, marraine du dernier festival «sang pour sang Polar» de St Chef, secrétaire de mairie le jour et auteur de thriller la nuit. Depuis toujours amatrice de romans noirs, elle s’essaie à l’écriture en 2000.  Après deux romans auto-publiés (« Le Sourire du diable » en 2010 et « Au fil des morts » en 2011), elle participe à deux recueils des « Auteurs du noir face à la différence » (en 2012 aux éditions JIGAL puis en 2013 à L’atelier Mosesu).

Elle écrit également des « thrillers policiers historiques, notamment «Soul of London» et « Les fantômes du passé » qui nous emmènent, dans les rues sombres et embrumées du Londres de la fin du 19ième siècle, dans les pas de Jack l’éventreur et de Sherlock Holmes.

Elle est intervenue dans le Portique dans le cadre d’une conférence dont la thématique était « femmes tueuses en série ». Les compagnons présents et la conférencière ont échangé pendant une heure trente environ de manière particulièrement interactive sur ce sujet.  Gaëlle nous a appris que pour être considéré comme un tueur en série, il fallait avoir au moins commis 3 meurtres, que les femmes représentaient seulement 8 % de la population des tueurs en série.

C’est aux Etats Unis que l’on compte, a compté, le nombre de tueurs en série le plus important. Hélène Jegado, née le 17 juin 1803 à Plouhinec et exécutée le 26 février 1852 à Rennes, pâtissière bretonne qui empoisonnait à l’arsenic, est considérée comme la plus grande tueuse en série française (60 morts). Si pour les hommes le sexe est la première motivation, les femmes tueuses, elles, sont surtout motivées par l’argent. De nos jours, les tueurs en série sont moins nombreux. Les progrès en terme de profilage et les moyens d’investigation de la police font que ceux- ci sont souvent arrêtés avant d’avoir commis 3 crimes.

Gaëlle a terminé son propos en nous proposant une liste d’auteurs de romans noirs, elle a notamment cité Michel Moatti, Jérôme Loubry et son ouvrage récompensé par le prix sang pour sang polar 2019 « le douzième chapitre », René Manzor et son roman «Apocryphe», Sonja Delzongle ainsi que Minier et son dernier livre « M, au bord de l’abîme ».
Elle nous a également recommandé la série « Mindhuters » pour tout apprendre du métier de profileur.

Les compagnons présents ont particulièrement apprécié la richesse des échanges avec notre conférencière et l’inter-activité de la conférence. Merci et bravo Gaëlle.

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Les origines ethniques, culturelles et linguistiques de la Savoie

Portique Ducal Chambéry

Le 10 avril, notre Compagnon et Maire de la Ravoire Frédéric BRET accueillait plus d’une centaine de personnes dont les Compagnons du Sarto et leurs amis dans la belle salle Henry Savador de La Ravoire.

Le Grand Chancelier Roger GAY et Michel COCHET, Chancelier Major Prime du Portique Ducal, en tenue d’apparat ont présenté rapidement l’origine de la Compagnie et de ses activités actuelles orientées vers la connaissance de notre patrimoine et nos terroirs dans un esprit d’amitié et de solidarité.

Monsieur Pierre GRASSET membre de l’Académie de Savoie remercia la Compagnie de cette invitation et présenta les conférenciers.

Madame Claire PITTARD, Universitaire honoraire de Genève, nous commenta avec beaucoup d’érudition les origines ethniques de la Savoie depuis ses peuples guerriers et paisibles ainsi que les nombreuses évolutions dont certaines ont laissé des témoignages : trophée, tours, arcs de triomphe, villas romaines….jusqu’à nos jours.

Monsieur Pierre GRASSET, aborda la question existe -t-il une langue savoyarde ? Deux instituts sont en charge du sujet : l’institut de la langue savoyarde et l’institut de la culture savoyarde. Sur le fond la réponse est délicate et partagée. L’usage du patois était très répandu alors que le français était la langue du dimanche pratiquée dans les églises pour le sermon.

Le patois disposait de consonnes (4) et ses voyelles (8) doublé d’accents toniques. Les patois avaient des identités communes, mais des différences notamment au niveau de la prononciation qui variait d’un village à l’autre ou d’une vallée à l’autre. Aujourd’hui le patois n’est plus pratiqué dans la vie quotidienne et sa transmission orale reste la vocation de quelques associations.

Pour conclure, Monsieur Jean DARDIER, universitaire coordinateur du groupe patois et patrimoine aux Marches, nous présenta les caractéristiques générales du vignoble des environs de Chambéry. Sa situation des vignobles entre Bauges et Granier, son terroir, ses cépages, le travail de la vigne et les aspects économiques de l’activité viticole ont été commentés avec projection d’images.

Cette conférence très riche en informations historiques a attiré un public important en renforçant la connaissance de notre histoire, de notre culture et la nécessité de la défendre afin se projeter dans le futur sans se renier.

Un pot de l’amitié prolongea cette conférence dans l’amitié, suivi d’un amical buffet chaud servi par les compagnons.

Nos remerciements vont :
Aux conférenciers et en particulier à Monsieur Pierre GRASSET à l’initiative de ce programme.
A notre Compagnon et Maire Frédéric BRET et son personnel municipal pour l’aide apportée dans la préparation de la salle
A Notre Grand Chancelier Roger GAY et son épouse qui ont présidé cette soirée,
A tous nos compagnons qui se sont investis dans l’organisation et la mise en œuvre de cette soirée.
Au public très nombreux qui s’est déplacé grâce à la communication externe assurée par les Compagnons et par la municipalité par l’intermédiaire du site Internet.


DL14042019Escapade de deux jours en Drôme Ardèche

Portique de la Dent du Chat

7 heures tapantes, le 9 avril, les 33 participants étaient présents prêts pour le grand départ. Formidable!!! Le beau temps est au rendez-vous et sera là , tout au long du voyage

Pensée Sartorienne pour Notre Major Prime Bernard Foray organisateur, désolé de déclarer forfait mais vraiment très généreux de laisser son acompte pour l'organisation casse-croûte. Remerciements aux sympathiques Portiques ayant répondu présent : Albertville, Alpes Dauphiné, Annecy, Ducal, Aix les Bains sans oublier sympathisants et amis .

Le Portique de la Dent du Chat, comme toujours suivant sa tradition, ne laisse pas ses participants avoir faim ! Premier arrêt : casse-croûte, café, pain au chocolat, fromage, diots, blanc, rouge et brownies au chocolat préparé par un compagnon d'Aix (merci Nicole). Direction Tain L'Hermitage pour une visite libre de la cité du chocolat « Valrhona » avec dégustation sans modération pour les plus gourmands et achats en prévision de Pâques.

Départ vers Mercurol à l'auberge « La Terrine » : sur les bases d'un ancien moulin entièrement brûlé en 1971 , le patron et son équipe ont complètement reconstruit cette ferme auberge , de la cave au toit, des fenêtres aux portes, des tables aux chaises, des meubles au four à pain, tout a été fait « main » avec les « moyens du bord ». C'est dans ce cadre champêtre inédit que nous avons dégusté leurs produits de la ferme cuits dans le four à bois après une visite obligée rendue aux nombreux porcs dans un parc boisé. Le fils du patron a interprété trois chansons A Cappella et chaque tablée invitée à faire de même. Nous Compagnons, debout et fiers avons chanté trois couplets des « Allobroges ». Après quelques danses, c'est vers 18h que nous avons regagné notre hôtel à Bollene

Après un repos bien mérité, cette nouvelle journée a commencé par la visite des caves de « La Bastide Jourdan ». Valérie Jourdan nous a accueilli très chaleureusement. Le Domaine en Agriculture Biologique a été crée en 1990 par Valérie et Jean Pierre Jourdan, secondés par Alexandre (le fils) et toujours avec la présence de Papé Roger (93 ans). Situé sur les communes de Bollene en Vaucluse et de Rochegude dans la Drôme Provençale, sur un terroir argilo-calcaire, le domaine se compose de 20 hectares plantés de 6 cépages rouges et 5 cépages blancs .
Les vignes ont entre 10 et 60 ans, les plus vieilles ont un rendement limité ; la majeure partie des vendanges est manuelle mais ils possèdent une petite machine à vendanger, ceci afin de toujours récolter à maturité. Les vinifications sont traditionnelles pour les rouges et très innovantes pour les blancs et rosés avec maîtrise des températures et filtration tangentielle pour les vins doux. L'élevage en barrique pour certaines cuvées de prestige permet de proposer des vins haut de gamme et de longue garde. Nous avons eu l'honneur d'inaugurer le nouveau caveau refait à neuf dans un cadre lumineux en commencant par une dégustation accompagnée de toasts avec différents produits locaux. Un très grand Merci à cette famille généreuse et fruitée comme leur vin .

Notre voyage s'est poursuivi par la visite des gorges de l'Ardèche, avec un déjeuner au restaurant de la Grotte et voyage dans le temps avec la visite guidée de la réplique de "La grotte ornée Chauvet-Pont-d'Arc". Cette grotte, découverte en 1994 par J.M.Chauvet, E.Brunel et C.Hillaire est la grotte la plus ancienne actuellement connue. Ses dessins vieux de 36 000 ans sont d'une fabuleuse beauté et les vestiges conservés sur ses sols sont d'une richesse exceptionnelle. Un fac-similé fidèle reproduit cette merveille et permet à tous de partager l'émotion que provoque ce chef-d’œuvre laissé par nos lointains ancêtres. Son inscription sur la liste du Patrimoine mondial de l'Unesco en 2014 la place parmi les réalisations humaines les plus remarquables. Pour des raisons conservatoires et sanitaires la grotte Chauvet ne sera jamais ouverte au public. Les restitutions grandeur nature de la majorité des panneaux peints, des vestiges au sol et des concrétions sont remarquables. Ce pari d'envergure s'est donné pour mission de recréer aussi l'émotion en immergeant le visiteur dans un milieu souterrain reconstitué au plus près du réel, les odeurs, l'humidité, la température, l'obscurité, le silence, qui sont comparables à ce qui existe dans la grotte véritable. Le chuchotement explicatif de notre guide dans le casque audio nous a permis de ne rien manquer

Ce ressenti resta présent sur les premiers kilomètres du retour. Après un dernier casse-croûte dans le vent, quelques histoires dont « les Brèves de Bernard » et quelques chansons, nous nous sommes quittés dans l'impatience de notre prochaine rencontre.


Visite de l'église de Cléry

Portique d'Albertville et Ugine

Dans le cadre de son parcours « richesse du patrimoine savoyard », les Compagnons du Portique d'Albertville-Ugine et les Sartoriens de la Vigilance Alpes-Dauphiné, emmenés par le Major Prime Daniel Communal, se sont rendus le Samedi 6 Avril à Cléry pour découvrir l'église Saint Jean-Baptiste, joyau de l'art roman en Savoie.

Sur le promontoire entourant l'église, les Compagnons bénéficiant d'un soleil et d'un panorama exceptionnels ont admiré le Mont-Blanc, le Grand Arc, la Chaîne de Belledonne, tous ces sommets généreusement enneigés, tandis que la Belle Etoile et le Massif des Bauges, sans bonnet neigeux paraissaient bien ternes en ce début de printemps.

Après la traditionnelle pause photos, le guide, René Biguet (remplaçant Bernard Demotz empêché par un décès familial) explique : sur un site sacré, paraissant extrêmement ancien, les chanoines de Saint Augustin édifient au XIIe siècle un prieuré roman dont il ne reste aujourd'hui que l'église. Installée sur ce balcon, au flanc des Bauges, l'église se signale extérieurement par un très puissant clocher quadrangulaire et par quelques sculptures subsistant de chaque côté du portail. A l'intérieur, la pièce la plus remarquable est le maître autel roman représentant la résurrection du Christ avec des personnages et des symboles.

L'église est classée monument historique depuis le 25 juin 1930.

Cette église romane garde ses mystères, à commencer par celui des constructions antérieures. La visite terminée, l'apéritif et le repas réunissaient, dans une bonne ambiance et une bonne détente, les 25 Compagnons qui aiment vivre cet instant convivial et sympathique, après une matinée dédiée au passé, à la culture et à l'histoire.


Sortie à Cruas

Vigilance Alpe Dauphiné

Le 3 avril dernier, malgré une pluie intense, 28 compagnons de la Vigilance ont affronté les éléments pour découvrir la cité ardéchoise de Cruas et plus précisément son abbatiale et sa centrale électronucléaire.
Chef d’œuvre de l’architecture romane et témoin de l’histoire de la communauté de moines bénédictins. Ces moines ont fondé l’abbaye de Cruas en 804. Construite au XI° siècle l’abbatiale Ste Marie a survécu aux assauts du ruisseau (Crûle) et des guerres de religion (Cruas était une enclave catholique au milieu du fief protestant).

Cette abbatiale, recèle de nombreux trésors tels que la crypte du XI° siècle avec ses chapiteaux de bestiaires, la mosaïque du XII° siècle située dans le Chœur représentant l’ascension au paradis d’Elie et Enoch et supportant une table en marbre de carrare datant probablement de l’époque romaine. Mais dès l’entrée, c’est sa tribune monastique (quasi unique en France) qui permettait de séparer les moines de l’étage des fidèles sous les arcades.
La visite fut complétée par une surprise. Gérard Maldivet le tambourinaire nous joua des extraits musicaux médiévaux avec son galoubet et son tambourin.

Puis après un déjeuner copieux, ce fut la découverte de la centrale électronucléaire de Cruas Meysse car ses 143 ha de superficie se répartissent entre ces 2 communes. Et sur lesquels sont répartis 4 Réacteurs de type eau pressurisée (PWR) Pressurised water reactor) de 900 MW chacun construits à partir de 1977.

Après une présentation de la centrale, du fonctionnement d’un réacteur, nous nous sommes équipés (chaussures et casques, lunettes puis badges d’accès) pour la visite de la tranche n°3 (réacteur n°3).
Cette visite, réduite à l’immense salle des machines et le simulateur de conduite, nous a montré les impressionnants équipements nécessaires pour produire de l’électricité. Nous y avons vu entre-autre une turbine et son alternateur de plus de 800 tonnes fonctionnant dans un bruit d’enfer et une chaleur dépassant les 30°. L’ensemble tournant à 1500 tours/minute pour fournir un courant alternatif de 50 Hertz. L’alternateur fournit une tension de 24 000 volts qui est immédiatement transformée en 400 000 Volts pour être fournie au réseau transport de EDF.

Cette visite fut une découverte pour de nombreux compagnons présents et complétée par de nombreuses questions.

Puis ce fut le retour vers Grenoble avec la surprise de trouver une route jalonnée de sommets enneigés.


Les possédés d’Illfurth

Portique de Mulhouse Haute-Alsace

Lors des agapes du premier jeudi d’avril, le major-prime Claude Schneider eut le plaisir d’accueillir nos amis du Portique des Dauphins Alain Grauss et Yolande Pipon ainsi que notre compagnon Jean-Jacques Sutter qui nous a fait découvrir la passionnante histoire des possédés d’Illfurth, petit village alsacien situé près de Mulhouse, occupé par différentes civilisations de l’âge de la pierre, du bronze, du fer puis très peuplé à l’époque gallo-romaine. Des tribus franques s’établissent et fondent le village d’Illfurth.

En 1864, deux frères, âgés de dix et huit ans, Thiébaut et Joseph B… furent ensemble atteints d’un mal mystérieux. L’on remarqua chez ces enfants les plus étranges phénomènes : l’ainé, couché sur le dos, tournait sur lui-même avec la rapidité d’une roue. Les deux, poussés par une force irrésistible, frappaient des mains et des pieds sur un lit, jusqu’à rompre les planches assez épaisses qui supportaient la paillasse.

Bientôt se joignirent à ces violents exercices des crampes et des convulsions, suivies de prostrations telles que le malade restait des heures entières sans mouvement et sans vie.

Les deux enfants furent exorcisés en octobre 1869.

On peut imaginer, sans peine, que cette histoire des possédés d’Illfurth effraya les gens et défraya la chronique.


Découverte des vignes du Val de Suze

Portique de Tarentaise

Départ matinal pour les 45 personnes, membres des Vignes de Tarentaise, du Portique de Tarentaise du Sarto, inscrites au voyage de découverte des vignes des environs de Suze dans le Piémont. Première étape dans le petit village de Chiomonte, avec ses ruelles bordées d’arcades et de belles façades. Rendez-vous à la « Cantina Casa Ronsil ». Petite propriété de 2 hectares dont les parcelles se trouvent sur l’autre versant de la vallée, le plus ensoleillé, et qui exploite des cépages locaux anciens comme le avana. Des vignes qui supportent la sécheresse et dont certaines sont centenaires.

L’occasion de comparer les modes de culture des vignes en montagne de chaque côté des Alpes. Ici, très peu de traitement chimique, pas de désherbage. La vinification s’effectue avec des méthodes anciennes à la « cave sociale » construite en 1997 avec des aides européennes pour dynamiser la viticulture locale : le matériel est mis à disposition de chaque vigneron qui conserve sa propre cuvée.

A midi, découverte de la ferme-auberge « Cré Seren » à Giaglione. Les propriétaires proposent des repas préparés avec les denrées de la ferme accompagnées des vins produits sur les pentes abruptes du versant. Le tout avec une vue magnifique sur les montagnes environnantes. L’occasion de découvrir les saveurs de la cuisine piémontaise. Un repas particulièrement copieux de huit plats a enchanté les convives !

La visite des vignes et de la cave a permis là aussi de comparer les méthodes de culture et de vinification. L’occasion peut-être d’inspirer les vignerons d’Aime pour leurs futures récoltes… La sortie a aussi permis de resserrer les liens entre nos deux associations.