Les Dauphins visitent le musée de la vie rurale à St Quentin Fallavier

Portique des Dauphins

Le vendredi 16 Octobre, 14 compagnons du portique des dauphins visitaient le musée de la vie rurale au domaine de Gargues à St Quentin Fallavier.

Né de la passion d’une quarantaine de bénévoles en 1990 et installé dans une ferme traditionnelle dauphinoise, ce musée permet de découvrir le patrimoine agricole et artisanal dauphinois. Le musée abrite une grande collection de tracteurs anciens, des locomobiles à vapeur, des moissonneuses batteuses d’un autre âge et divers outils agricoles…

Le musée a construit un pressoir à huile fonctionnel et mobile avec lequel il fait de nombreuses démonstrations, nous avons d’ailleurs eu l’occasion de voir ce moulin lors de la foire de la Ste Catherine co-organisée par nos confrères du « dinde aux cardons d’Heyrieux ».

Au musée, le boulanger fait le pain et le cuit au four à bois traditionnel une fois par mois, on presse les pommes pour en faire du jus avec un vieux pressoir à vis. Au musée on fait vivre et revivre les anciens métiers et les anciennes traditions.

Accompagnés de nos guides, passionnés et passionnants, nous avons déambulé pendant plus de 3 heures au travers des siècles d’antan et nous sommes tranquillement remontés dans le temps sans nous en apercevoir... Midi est arrivé très vite et nous avons rejoint l’Auberge Dauphinoise toute proche pour finir ensemble et dans la bonne humeur cette journée.

Notre dernière manifestation s’était déroulée le 22 Février, nous espérons tous que nous n’attendrons pas aussi longtemps pour revivre de bons moments sartoriens.


voegtlinshoffenIl n'y a qu'un ciel avec Jackson Mackay

Portique de Mulhouse Haute-Alsace

Musicien habitué à offrir des sons, Jackson Mackay donne à présent des écrits. Et c'est heureux ! Remplacer un intervenant au pied levé n'est pas forcément aisé, mais Jean-Michel Eblé a accepté avec plaisir de revenir aux agapes sartoriennes de ce 1er octobre. Voilà quelques temps déjà, il était venu parler des musiques country qu'il a rapportées d'Australie ou d'Amérique. Cette fois, le ton était fort différent et la soirée s'est prolongée bien au-delà de l'heure habituelle, sans qu'aucun compagnon n'ai montré un signe d'impatience.

Jean-Michel Eblé, alias Jackson Mackay, a évoqué ses tournées de musiciens dans le monde entier "avec un confrère d'Angleterre, un autre d'Allemagne, d'un Italien et tout de même un autre du Midi de la France". De tout ses voyages, il en a rapporté des souvenirs, des nouvelles, des anecdotes, qu'il a noté dans son nouvel opus qu'il a intitulé "S'il n'y avait qu'un ciel". Il est attentif dans sa vie de tous les jours chez lui en Alsace et peut s'émerveiller dans la sombre forêt vosgienne comme d'un coucher de soleil en Uruguay "et ses 12 millions de vaches" ou encore être touché par la confidence d'un visiteur devant son clapier : le confinement d'un lapin est comme notre confinement que nous avons dû subir. Ses récits contenus dans son livre sont agrémentés de belles images "sans retouches, prises avec mon vieux téléphone".

Jackson Mackay aime aussi s'amuser avec de la bonne compagnie -et au Sarto il était bien entouré- jouer de la musique, écrire et se réjouir de tout. "Si les fêtes n'existaient pas, le monde finirait déshydraté" affirme-t-il gaiement. Dans son livre, il faut lire "Montevideo, jour 1" hébergé chez une femme qui "écoute les prières du 14e Dalaïlama en dialecte chinois de Xining, qu'elle ne comprend pas mais dont elle aime la magie des sons", ou encore ce texte "Égalité et fraternité sur les Hautes Chaumes". Et l'on rira avec "4 soleils...avant le 5e" en lisant "un bon exercice contre la paresse du cerveau et profitera aux muscles des mandibules" avec les dieux Aztèques dont Tlahuizcalpantecuhtli ! Les compagnons se sont réjouis de sa plume poétique avec certains vers qui sont comme des aphorismes : "J'aurais pu faire la carpe/parler et boire sans fin/mais je suis une tarte/seul, je bois du mauvais vin". Devant l'enthousiasme des compagnons il a enfin pu clôturer la soirée avec des chansons dont son fameux "Clandestino, je pars". Jackson Mackay qui fait également son vin rouge, s'est vu offrir par le major-prime Claude Schneider des bouteilles de vins d'Alsace dont du gewürztraminer. Ce qui a permis au vexillaire Tharcise de rappeler que "c'est le raisin pour ce vin que tu as vendangé !". Les compagnons l'ont prié de dédicacer son ouvrage qui, curieusement, n'est pas paginé : le voyage continue sans compter les pages.

"S'il n'y avait qu'un ciel" : Récits de voyage, textes et poésies par Jackson Mackay, édition Barn Owl Edition, 2020. (16 € + port) A commander auprès du major-prime du portique de Mulhouse.


micheylCompte rendu de la mandature générale tenant lieu d'Assemblée Générale

Compagnie du Sarto

Les évènements dus au « coronas virus » ont amené la chancellerie à annuler l'Assemblée Générale prévue au Portique de Mulhouse de même que la Frairie qui devait lui succéder. De par la loi, nous devons tenir notre Assemblée Générale statutaire. Elle a donc été organisée de la même façon qu'une réunion de Chancellerie et de Mandature Générale.

Etaient convoqués les membres de Chancellerie, les Argentiers et Maitres du Greffe de chaque Portique.

Quelques absents avaient donné leur pouvoir, ce faisant le quorum atteint autorisait l'ouverture de la séance par le Grand Chancelier Roger Gay.

14 heures 30, distanciations et masques en place tout pouvait commencer. Ainsi pendant les trois heures qui suivirent ont défilé les divers points précisés dans la convocation.

  • Rapport Moral par le Grand Chancelier Roger Gay.
  • Présentation du Rapport d'Activités par le Grand Maître du Greffe Gilbert Ghelfi.
  • Approbation du rapport d'activités.
  • Présentation du Rapport Financier par le Grand Argentier Michel Grégoire.
  • Approbation du Rapport Financier.
  • Cotisations pour l'année Sartorienne 2020-2021.
  • Rapports avec les autres Confréries par l'Ambassadrice Chantal Grégoire.
  • Remarques générales sur la vie de la Compagnie par le Grand Chancelier Roger Gay.
  • Dispositions pour l'année à venir.
  • Questions diverses

Les questions posées et les réponses données, les décisions prises par l'ensemble des Compagnons au cours de cette séance sont relatées dans le compte rendu qui sera fournit à chacun des présents par le Grand Maitre du Greffe de la Compagnie.

17 Heures 30 tout était dit ! Les débats clos, le Grand Chancelier remerciait tous les présents.


forum associationsForum des associations

Portique d'Albertville et Ugine

Comme chaque année, le Portique a participé le Samedi 12 Septembre à la Halle Olympique au Forum des Associations organisé par la Ville d'Albertville.

Le stand a reçu de nombreux visiteurs avec lesquels nous avons pu échanger et faire encore mieux connaittre le Sarto, ses valeurs.

Ce Forum a connu un beau succès, 105 associations présentes, plus de 1700 visiteurs Les conditions sanitaires (gel hydro alcoolique, masques, distanciation, sens de circulation fléchés) ont bien été respectées et de nombreuses animations ont pu avoir lieu. Un bilan positif malgré le contexte.

Un grand merci à Roland Cominazzi, Michel Bernard et Cathy, Alain Girod et Nadette Rautureau sans lesquels rien n'aurait été possible.


voegtlinshoffenVoegtlinshoffen : mieux à boire qu'à dire

Portique de Mulhouse Haute-Alsace

En ce mois d'août, alors que les longs déplacements ne sont plus de mise, le major-prime Claude Schneider invitait à une soirée Flàmmaküacha à l'excellent domaine viticole Cattin à Voegtlinshoffen. Vous savez, Voegtlinshoffen près d'Obermorschwihr juste après Hattstatt. Vite dit ! Les compagnons étaient de très bonne humeur, l'air était chaud, les boissons fraîches et les tartes flambées. Il n'en fallait pas plus pour oublier les chaleurs accablantes de l'été et les gorges sèches. Elles ne l'étaient d'ailleurs guère longtemps, car nous avions sous les pieds une portion des 31 mois de stock de vins d'Alsace. C'est dire que les choix étaient délicats.

Si les uns se sont laissés amadouer par le muscat d'Alsace, d'autres ont préféré le riesling sec ou le crémant rosé voire du crémant ice, d'autres encore le pinot noir Steinbach ou le gewürztraminer. Certes des bouteilles d'eaux sont venues encombrer les tables. Les succulents Flàmmaküacha ont été apportées sans relâche par Mathilde, qui malgré d'être cachée sous un masque, a laissée transparaître la joie de voir des clients satisfaits.

Anaïs et Jacques Cattin ont présenté le Domaine Cattin avec sa très grande gamme de vins, avant d'inviter leurs hôtes au belvédère pour jouir d'une vue splendide sur la plaine d'Alsace, la Foret Noire et les dents des Alpes suisses. Et chacun avait en mémoire que c'est là qu'aurait dû avoir lieu la frairie magistrale vaincue par la Covid-19. Mais ce n'est que partie remise a-t-on entendu. En fin de soirée Jacky Cattin, le père, viticulteur et député du Haut-Rhin, est venu saluer joyeusement les sartoriens, dont certains sont des confrères ou amis. Et dans le genre de la maison on ne vient pas les mains vides : il a offert à tous le pinot gris grand cru Hatschbourg.

A vos souhait ! C'est connu, si les amis vous manquent un peu, on fait comme avec les échalotes : On les fait revenir avec du vin blanc. Il était bien tard, les lumières sur la plaine d'Alsace s'étaient éteintes l'une après l'autre, l'on tâtait à tâtons pour retrouver la voiture et abréger la nuit. Sur la route du retour, dans les rues des villages, ont voyait les attelages chargés de bottiches jaunes. Les vendanges sont proches.

 


Tournoi de pétanque du portique de la Dent du Chat

Portique de la Dent du Chat - Aix les Bains

Quelle joie éprouvée pour cette rencontre annuelle que notre Portique a pu mener à bien malgré cette crise sanitaire très perturbante. La chaleur de ce vendredi 20 août 2020 n'a pas découragé la quarantaine de Compagnons et sympathisants trop heureux de se revoir. Le site ombragé a permis de passer un après-midi sous les meilleurs auspices, dans une ambiance sartorienne très conviviale
A l'heure de la remise des coupes et lots de bouteilles aux vainqueurs avec félicitations aux multiples joueurs, Bernard Foray a adressé tous ses remerciements pour la présence de cette superbe assemblée qui a fait de cette journée une vraie réussite.
Pour clôturer, nous avons pu apprécier un bon repas servi au Chalet du mini-golf de Challes les Eaux sous une superbe tonnelle afin d'avoir en cadeau la brise de cette fin de soirée et finir tout en douceur.


Sur les pas des ours

Portique de Mulhouse Haute-Alsace

La sortie pédestre du portique Alsacien a conduit les compagnons sur les pas des ours des hautes Vosges. En effet, la destination de ce périple a été le Baehrenbach, le ruisseau des ours.

Rendez-vous était pris au pied du lac d'Alfeld, un barrage construit entre 1884 et 1887 alors que l'Alsace était sous la couronne impériale Allemande. Sous un soleil de plomb chacun avait plaisir à voir des baigneuses ou des plongeurs sauter dans ce lac artificiel tant prisé par les habitants de la vallée glacière de la Doller. C'était très rafraîchissant. Le sentier n'était pas rude, car le major-prime Claude Schneider avait choisi un chemin facile pour accéder à la ferme-auberge. Il fallait s'y attendre, la marche était courte, mais à table c'était plus long.

Une table à l'ombre où l'amer bière, le pinot gris ou le pinot noir mais encore l'eau gazeuse avaient bon goût. Une table avec vue sur la vallée, le charmant village de Sewen avec son fin clocher repris par tous les peintres. Une cour de ferme avec des poules et des coqs, un chien nonchalant, plus loin un âne, des chevaux et des vaches. Et des serveuses aux short courts mais masquées. Parfois les yeux suffisent pour se regarder. Repas marcaire pour tout le monde avec tourte, pommes de terre braisées, salade, fromage des montagnes et bien entendu le Siasskaas, un délicieux fromage blanc au kirsch.

Avant le chemin du retour par la descente, une photo souvenir, histoire de donner envie aux compagnons, un jour, d'y venir ou revenir.


Visite des musées de la Résistance et de la Déportation de l’Ain et de la soierie aux Etablissements BONNET

Portique du Haut-Jura Bugey

La sortie du 22 juillet a ravi les vingt-six compagnons et amis réunis autour de Guy Berrod notre Major Prime. Le grand argentier Michel Grégoire et son épouse Chantal notre ambassadrice s’étaient joints à nous.

La visite du musée de la Résistance et de la Déportation de l’Ain fut très intéressante ainsi que l’exposition temporaire : de nombreux dessins réalisés par 80 soldats relatant l’esprit de propagande de cette drôle de guerre contre l’espionnage. Des slogans accompagnent ces dessins : « Les murs ont des oreilles », « Si tu parles t’es mort », « Taisez-vous ! on vous écoute », etc. Puis, après avoir traversé la campagne que beaucoup ne connaissaient pas, nous voici arrivés à Chaux, petit village fleuri où nous fûmes accueillis par Monsieur et Madame Gonod Viticulteurs, producteurs de Cerdon. Ils avaient préparé un apéritif avec des toasts et du Cerdon doux et demi-sec. Tout fut apprécié et les compagnons sont repartis chargés de bouteilles et de fromage de chèvre vendus par la Maison Gonod!

Vers 13 heures nous partîmes à Saint jean le Vieux au restaurant où nous attendaient notre compagnon Gilbert Duchêne et Josette. Gilbert qui a eu 92 ans le 21 nous a offert l’apéritif et a souhaité longue vie à la Compagnie du Sarto. Un délicieux repas fut partagé dans la bonne Humeur et Guy nous rappela vers 15 heures 15 que nous avions encore une visite à Jujurieux petite ville au passé dynamique et opulent avec ses treize magnifiques châteaux appartenant à de riches Canuts.

Ce fut la visite du Musée de La Soierie aux Ets Bonnet une Usine paternaliste du 19eme siècle qui ferma ses portes en 2001. Reprise par le conseil régional de l’Ain qui l’a transformée en Musée. Cette usine fonctionnait en autarcie : Pensionnat et hôpital. On y comptait deux mille employés dont six cents jeunes filles. Avec le pensionnat, la maison bénéficie ainsi d’une main d’œuvre abondante, considérée comme peu coûteuse et docile. Ces ouvrières internes sont recrutées dès l’âge de 12 ou 13 ans et travaillent à l’ouvraison des soies. Au quotidien, les jeunes filles sont encadrées par des Sœurs de Saint-Joseph de Bourg. Un bâtiment spécifique est édifié pour abriter dortoirs, salles de récréations, réfectoire etc. Les journées sont fatigantes, le quotidien est rythmé par le travail, les exercices religieux et par quelques activités ludiques.

La fabrication commençait par l’élevage des vers à soie. Une chenille gourmande issue d’une variété de papillon qui se nourrit exclusivement des feuilles de mûriers blancs. Il se métamorphose pour s’enrouler dans un cocon et l’aventure de la soie peut commencer avec l’effilage, le rembobinage et le tissage. Etoffes luxueuses, outil de production, objets du quotidien, archives du monde du travail, dévoilent l’histoire singulière de cette usine-pensionnat, les multiples facettes de la vie ouvrière et l’épopée industrielle de cet empire du textile. Cette visite fut très intéressante.

Quelques gouttes de pluie nous ont apporté un peu de fraîcheur car il faisait très chaud. Chacun est reparti, la tête bien pleine et heureux de ces découvertes et surtout d’avoir passé une bonne journée entre amis

 


Inauguration de la Cabane ü SuléLys au sommet de la Saulire

Portique de Tarentaise

Dimanche 12 juillet, c’était l’inauguration de la Cabane à Sul’Lys à l’arrivée du télécabine de la Saulire. A 2700 mètres d’altitude. Ce projet a été aidé par la mairie de Courchevel et porté par Rémi Claret et Camille Maffezoli qui exploitent le restaurant La Cave des Lys au Praz, ainsi que Jean Marc Sullice de la Route des Tommes et compagnon du Portique. D’où le nom de « Cabane à Sul’lys qui va proposer tout l’été aux visiteurs et randonneurs une restauration rapide qui privilégie circuits courts et produits locaux.

La fête d’ouverture a réuni vacanciers et gens du pays, dont quelques membres du Portique de Tarentaise, venus en télécabine ou, pour les plus courageux, à pied avec la caravane de la Route des Tommes. Les participants ont pu se régaler de Diots/Crozets en admirant une vue magnifique sur les montagnes sous un soleil magnifique. Pour les personnes intéressées et qui veulent profiter du site, la cabane sera ouverte jusqu’au 28 Août.

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En avoir plein les yeux

Portique de Mulhouse Haute-Alsace

"Venez et voyez" : c'est l'invitation lancée par le diocèse de Strasbourg pour célébrer le 1 300e anniversaire de la mort de saint Odile. Nous devons l'avouer : nous y sommes allés et nous avons vu. Grandiose. A couper le souffle ! Le Mont Sainte-Odile est un promontoire rocheux qui s'élève sur la plaine d'Alsace. On touche le ciel. On à l'impression de voler. Venez et voyez. Oui, les compagnons du portique sont venus et ils ont vu. Dès la sortie du car, la terrasse, probablement l'une des plus belles du monde, s'offre à nous pour voir les beaux village d'Alsace. Sainte Odile bénit de sa main les visiteurs. Premiers pas dans l'église pour prier devant le tombeaux et les reliques de la sainte. Nous suivons la messe. L'évangile évoque la confiance en Dieu et la guérison. "Même si je ne touche que la frange de son manteau" (Mc 6, 53). Même pèlerin un jour, ça creuse.

Nous déjeunons dans le restaurant sur place. Et nous goûtons le pinot noir. Nous en reparlerons. C'est ensuite le père dominicain Philippe Jeannin qui nous conduit à travers l'histoire d'Odile, née aveugle et morte vers 720. C'est la fille du duc d'Alsace Adalric, un dur à cuire qui chasse sa fille hors de sa vue. Nous en reparlerons. Il nous fait découvrir le Hortus deliciarum hélas perdu à jamais lors du bombardement de Strasbourg en 1870. Un livre rédigé et dessiné par Herrade de Hohenburg au IXe s. Nous voyons les plus anciens vestiges du monastère du XIIIe s., découvrons la châsse avec ses reliques. Un bras est à la cathédrale de Prague. Nous saurons que la petite Odile a retrouvé la vue le jour de son baptême par saint Erhard, un évêque de Bavière. Avec la complicité de son frère, elle rentre à la maison. C'était sans compter avec le père qui, fou de rage tue son fils bien aimé. Quelle famille ! Pris de remord il cède, enfin, et donne à Odile de quoi élever un monastère. En repartant, nous voyons les vestiges du "mur païen" qui encercle la montagne.

De là nous allons à Ottrott (deux O et quatre T) au Domaine de la Schliff. Anne Schoettel nous fait goûter le fameux pinot noir d'Ottrott, authentique pinot noir importé de Bourgogne au XIe s. Nous goûtons, nous goûtons, nous goûtons. Juste suffisamment assez pour en acheter quelques cartons, histoire de prolonger la visite chez la sainte patronne de l'Alsace.

Nous partons à Scherwiller. Oui ce village connu par le guerre des paysans en 1525. Mais là c'est Albert Marcot qui nous dit que c'est ici que la petite fille aveugle avait été cachée pendant un an. C'est donc là que tout à commencé. Dans la petite chapelle très bien entretenue, on y vénère un doigt de la sainte. Tout ça décrit sur un tableau de Carola Sorg. Et puis on nous raconte l'histoire de la poutre, trop courte et qui s'allonge lorsqu'Odile tire dessus. C'est dingue, non ? Un miracle on vous dit. Les mains les plus hardies tirent sur la corde pour faire tinter la cloche, histoire de se faire remarquer. Avant de partir, on nous fait voir dans le mur de la chapelle du poudingue qui pourrait venir du Mont. Et nous longeons encore le ruisseau et sa centaine de pierre des lavandières. Nous en prenons plein les yeux. Revenez et voyez aurait-on envie de dire.