telepheriqueSartorie du Téléphérique : sensations fortes !!

Portique de Tarentaise

Décidément le temps est favorable au portique en ce début de printemps !!  En effet, c’est par une journée chaude et ensoleillée que s’est déroulée la Sartorie du Téléphérique le samedi 8 avril.

Technicité et paysages étaient au rendez-vous. Nous nous sommes rendu à Peisey Nancroix où Bruno Moris, le directeur technique et Raphael, un des techniciens, nous ont fait découvrir les coulisses du Vanoise Express.

Commencée en 2001, l’installation a été inaugurée en 2003. C’est une remontée mécanique de type double téléphérique monovoie à va et vient : chaque voie dispose d un fonctionnement indépendant le l’autre. C’est jusqu’à ce jour, une installation unique au monde : 1800 m de câbles reliant Peisey-Vallandry à La Plagne, sans pylône. Deux câbles porteurs et un câble tracteur entraînent deux cabines pouvant contenir 187 personnes chacune à une vitesse maximum de 12.5m/s (45 km/h).  Soit un poids de 15 tonnes à vide et 15 tonnes de charge.

telepherique1La traversée s’effectue en 4mn30, et l’installation récente d’une vitre au sol permet aux amateurs de sensations de contempler verticalement la vallée 400m au-dessous.  Si certains d’entre nous étaient peu rassurés devant le vide, la visite nous a permis de constater que la sécurité était le maître-mot de la conception (par Pomagalski) et de l’exploitation.  Le câble conçu spécialement pour l’installation car la cabine roule dessus, mesure 75mm de diamètre, soit un poids de 30 kilos par mètre. Il tourne autour de gigantesques poulies de 4.20m de diamètre entraînées par des moteurs électriques. En cas de panne, des groupes électrogènes et un moteur de secours peuvent prendre le relai. Ceux-ci sont régulièrement testés pour en vérifier le bon fonctionnement.

C’est notre Major Prime Freddy Bertin qui a réalisé les systèmes hydrauliques des quais (qui s’abaissent et se montent à chaque départ et arrivée) et des freins. C’est donc rassurés que nous avons effectué l’aller-retour qui a été l’occasion d’admirer la vue sur la vallée, le Mont Blanc et le Col du Petit Saint Bernard.

Un repas convivial nous a ensuite réunis chez notre compagnon, à la Bergerie de Raphael. Nous nous sommes régalés de son pot au feu, tout en devisant sur la beauté de nos montagnes.


granierConférence sur l'éboulement du Granier en 1248

Portique Ducal de Chambéry

A l’initiative de la Compagnie du SARTO, ses adhérents et amis ont été invités à la salle des fêtes de Myans pour assister à une conférence sur le thème évoqué ci-dessus.

Monsieur Louis FRESCHI, Docteur d’Etat en géographie, professeur aux universités, s’est attaché aux termes de recherches historiques à décrire les conséquences de l’effondrement du Granier en 1248. Durant plusieurs siècles, la reconquête des territoires affectés par la catastrophe s'est accompagnée de contestations et de conflits entre les communautés d'Apremont et des Marches d'une part, et celle de Bellecombe d'autre part. Conflit aggravé par l'existence de la frontière entre Savoie et Dauphiné. La bourgade de Myans s'est constituée et développée autour du sanctuaire et du couvent institué par Jacques de Montmayeur au milieu du XVe siècle.

Ces deux évocations, fruit de nombreuses recherches personnelles, ont été illustrées par divers documents cartographiques anciens et iconographiques. Dans le prolongement de cette conférence, les invités se sont rendus au sanctuaire de Myans pour assister à un exposé très érudit relatif à la crypte et de son histoire par le Père GEGERE.

Un moment très agréable qui a permis aux invités de s’approprier une histoire moins connue que l’accident géologique lui-même.

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sartorie eauSartorie de l'eau

Portique de Tarentaise

Nous aurions voulu le faire exprès, mais ce n’était pas de notre ressort !! Quand nous sommes arrivés à Méribel, il faisait un magnifique soleil sur la neige qui était tombée durant la nuit : des paysages de rêve que beaucoup ont photographiés. Marche dans la neige et traversée du Doron, arrivée devant un superbe chalet de pierres et de bois : non, ce n’est pas un logement ! C’est l’installation d’ultrafiltration d’eau de la vallée de Méribel que nous a fait découvrir Albert Mibord, le responsable technique local. Pas moins de 35 compagnons ont écouté avec une grande attention ses explications.

L’installation, unique en Europe, a été inaugurée en décembre 2014 dans le but de fournir de l’eau potable aux villages de la vallée pour les 30 années à venir. Les besoins de la station nécessitaient une installation capable de fournir de l’eau potable aux habitants et aux touristes de Méribel. En effet, si la distribution d’eau est de 500 000 m3 par an, elle peut atteindre 70 litres/seconde les moments de forte affluence en février.

sartorie eau1En amont, il a fallu effectuer deux forages dans les nappes phréatiques, le puisement dans le Doron ne suffisant pas. Au total, ce sont 58 captages protégés qui existent : ils nécessitent 8 km de protection et 17 ha à entretenir pour éviter la pollution de l’eau.

Le procédé de purification est spécifique : l’eau passe dans des cylindres contenant des membranes en PolyEtherSulfone (dont la surface est égale à la distance Méribel/Milan) à 2,5 barres de pression. Les pores de ces membranes sont de 0,02 microns (soit 10 000 fois moins que les pores de la peau) ce qui permet de retenir même les virus mais de conserver les sels minéraux. Il y a donc aucun ajout de produits chimiques dans l’eau.
Les installations ont coûté 1,9 milliard d’euros en vue de préparer les 30 années à venir et permis à la commune d’obtenir la Marianne d’or de l’environnement.

…Et de la neige

Puis nous nous sommes dirigés vers l’usine de culture de neige de la Chaudanne où Bernard Etiévent, nivoculteur, nous a fait visiter les installations de production de neige. Cinq compresseurs de 450 kilowatt produisent 3600m3 d’air qui mélangé à de l’eau, fabriquent des billes de glace de 0,7 à 0,8 mm. 500 enneigeurs sur les pistes pulvérisent un volume total de 800 000 m3 de neige par an (au total une distance de 800 km sur une largeur de 10 m et une épaisseur de 10 cm). L’eau provient du Doron et de deux retenues collinaires de la station. L’installation est prête à fonctionner dès le 1er novembre quand les conditions météo sont favorables, c’est à dire des températures négatives. Le réseau est géré par une vaste centrale. Une neige qui revient à 1,5 euros le m3 sans le damage. Un prix à payer pour satisfaire les nombreux skieurs de la station.

La journée s’est achevée par un superbe repas gastronomique au restaurant « L’Orée du Bois », où notre compagnon Claude et son épouse Nicole nous ont réservé le meilleur accueil.

Ce sont donc 35 compagnons repus et heureux qui sont redescendus dans la vallée avec de belles images dans la tête.


challesSoirée au château des Comtes de Challes

Vigilance Alpe Dauphiné

Le 7 Mars 2017,25 compagnons de la Vigilance Alpe Dauphiné ont eu la joie d’être les convives reconnus du château des Comtes de Challes qui proposait une soirée où les plats devaient s’accorder avec les vins de Savoie.
Le dîner fut précédé de la visite de la superbe cave voûtée, pleine de précieux flacons.

Le directeur de l’hôtel présenta le lieu, son histoire ainsi que les protagonistes de la soirée et remercia le SARTO de sa présence.

Une dégustation d’un crémant de Savoie aux arômes très frais termina cette visite à l’issue de laquelle nous sommes montés à la salle de restaurant entre des rangées de bouteilles alléchantes. Le dîner était accompagné de très beaux Chignin-Bergeron, Mondeuse et pour le dessert chocolaté nous avons découvert une belle Malvoisie aux consonances médiévales et très peu commune.

L’ensemble de ces vins était présenté par les membres de la famille André et Michel Quénard. Un grand merci à Ange et Yves Riboud de nous avoir organisé cette sortie à laquelle ils ne purent participer en raison de la santé d’Yves.

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ivreaCarnaval d'Ivrea

Portique de Chivasso

Le carnaval d’Ivrea ou Ivrée est une plongée dans l’histoire, et la légende médiévale retoquées par un napoléon réformateur et organisateur dont les symboles et les costumes seront très présents tout au long de ces 3 journées de fêtes. 38 compagnons de la compagnie du Sarto ont rejoint Giancarlo Braga, nouveau Major Prime du portique de Chivasso, qui a organisé avec enthousiasme et succès ce dépaysement de 3 jours.

Le soir de notre arrivée, après notre participation au défilé aux flambeaux, un repas de gala nous attendait, organisé par l’association « Le Club PAPILLON d’Ivrea et del Canavese ». Près de 200 personnes y assistaient. Il a été réalisé et servi par les élèves de l’école hôtelière de Turin qui avaient préparé un menu autour des légumes secs de l’entrée jusqu’au dessert qui, en effet, nous réservait une surprise : une glace aux haricots.

ivrea1Ce menu était la suite logique du colloque organisé deux heures plus tôt auquel ont assisté quelques rares compagnons puisque tout était énoncé en Italien.

Colloque intitulé : « I Legumi, Cibi che cambiano il Mondo »soit « Les légumes, ces aliments qui changent le Monde ». Giancarlo, pensant à tout, a fait venir pour cette soirée le doyen des Compagnons Italiens, notre ami Renato Frisiero tout surpris car resté dans l’ignorance de notre venue au carnaval. Quelques larmes ont perlé mais le sourire a vite repris le dessus. Le Sarto invité d’honneur a été présenté au cours de cette soirée et le Cœur Sartorien figurait sur le menu.

Après une nuit réparatrice, coiffés de notre bonnet phrygien offert par Giancarlo, nous sommes allés attendre le général de la fête, protecteur de la reine (la Mugnaia, la fille du meunier) qui sera l’objet de notre attention pour ces 2 jours.

Pourquoi le bonnet phrygien penserez-vous ! Nous en parlons plus loin.  Pour que nous tenions la distance, Giancarlo n’hésita pas à nous emmener déjeuner à Zimone au milieu des vignes (Al ristorante DA ENRICO spécialiste del Fritto misto). Là nous attendait un menu piémontais (10 plats ! Les téméraires pouvaient en reprendre). Pour nous aider à digérer, une excellente grappa terminait ce repas.

Le soir, il nous fallut bien du courage pour accéder à la salle ou la Mugnaia recevait les délégations avant d’apparaître au balcon puis défiler en cortège avec ses pages, ses suivants et les grenadiers de Napoléon dans les rues médiévales d’Ivrea.  Le journal local avance le chiffre de 35 000 personnes dans la ville d’où les rues encombrées de multiples et ravissants costumes le tout dans un bel ordonnancement.

Rien n’est jamais achevé au cours de ce carnaval. Giancarlo nous emmène dans un jardin, presque une cuisine de campagne et nous voici dégustant la « Fagiolata » ! Une soupe traditionnelle servie à minuit composée de haricots, saucisson, lard et aromates. Les italiens présents ont interprété à notre attention la chanson du Carnaval !

ivrea2Le dimanche, nous avons pris nos positions tôt pour assister à la bataille des « aranceri » les lanceurs d’oranges des 5 quartiers d’Ivrea représentés chacun par un char armé de « soldats du quartier » et d’une grande provision d’orange pour munitions.  Ces chars défilent dans la ville de place en place et attaquent les nombreux piétons armés eux aussi d’oranges. Les fruits représentent les armes, les chars contiennent les défenseurs du tyran et les équipes à pied le peuple qui se révolte.

Le bonnet phrygien est la marque de la neutralité. Ce bonnet rouge en forme de bas représente l’adhésion idéale à la révolte et aussi l’aspiration à la liberté comme ce fut pour les protagonistes de la révolution Française.
Il vous préserve de jets d’oranges intempestifs (rarement volontaires). On remarquera que toutes les devantures des magasins sont barricadées et protégées de ces jets d’oranges ce qui évite de salir les façades. Plus de 400 tonnes d’orange hors normes ou périmées sont utilisées. Le parterre en est couvert, l’odeur des oranges écrasées domine tout.

Les impératifs de conduite de notre chauffeur ne nous font pas oublier l’heure du départ ainsi ce fut le retour en France des images plein les yeux.

Merci à Giancarlo Braga pour ce magnifique week-end culturel et gastronomique.

Historique

ivrea3Dans Ivrea, petite ville du piémont de 25.000 habitants, le Carnaval, et sa Bataille d’oranges sont la rétrospective d’une tranche d’histoire et de légende.

Le véritable protagoniste est la ravissante Mugnaia, symbole de liberté et héroïne de la fête depuis son apparition en 1858. Le Général d’origine Napoléonienne qui l’accompagne guide le brillant état Major à la suite du Grand Chancelier (non pas Roger !) tout à la fois Cérémoniaire et garde d’une tradition l’ensemble au son des fifres et tambourins.

L’esprit historique est parfaitement transmis par la chanson du carnaval qui évoque le soulèvement du peuple contre le Marquis de Montferrat qui affamait la ville.

Dans la légende ce fut le geste héroïque de Violetta, fille d’un meunier, qui se rebellât contre le droit de cuissage du seigneur et le tua avec sa propre épée. La bataille des oranges évoque donc cette révolte !!

 

 


concours cremantLe concours des crémants de France au Casino d’Aix les Bains

Portique d'Aix les Bains les Bauges

Les organisations professionnelles viticoles de Savoie ont organisé le concours international des Crémant de France le 24 mars 2017 au Casino d’Aix les Bains. Huit régions de France et la Belgique ont proposé en dégustation leurs productions de Crémant. Au total six cents dégustations ont été proposées.

La Compagnie du SARTO a sponsorisé exceptionnellement cette manifestation avec un partenariat négocié avec les organisations professionnelles. Sous la présidence du Grand Chancelier, une douzaine de dignitaires venant de différents Portiques a représenté la Compagnie du SARTO pendant la cérémonie des remises des prix en présence de nombreuses personnalités et de la presse.

Un cordon a été remis à chaque représentant des huit régions de France et de la Belgique. Le partenariat s’est également traduit par notre Logo qui a été imprimé sur le dossier remis sur table à chaque participant ainsi que sur les menus. Ce fut une très belle manifestation qui à permis à la Compagnie du SARTO de se présenter en public dans les meilleures conditions.

Un remerciement à notre Grand Chancelier qui a honoré de sa présence cette manifestation, à Michel COCHET l’artisan de ce partenariat, ainsi qu’à tous les dignitaires qui se sont rendus disponibles pour cette soirée.


sartorie histoireSartorie de l'histoire et du patrimoine

Portique d'Albertville et Ugine

Le Jeudi 16 Mars, 27 Compagnons du Portique se sont retrouvés à Ugine pour une journée découverte de l’extraordinaire transformation du patrimoine bâti liée à l’épopée industrielle des Aciéries au début du XXème siècle

Le matin notre Compagnon Jeannine Cominazzi, Guide Conférencière du Patrimoine des Pays de Savoie, assura la visite de l’Eglise Orthodoxe St Nicolas et St Alexis d’Ugine dont l’histoire est étroitement liée à l’implantation de l’usine électro métallurgique par Paul Girod en 1903. Les effectifs de l’usine atteindront rapidement plus de 3.000 ouvriers et devant la résistance des autochtones à venir travailler dans les ateliers, Paul Girod a dû faire appel à la main d’œuvre étrangère d’abord les Italiens, Polonais, Grecs, Espagnols, Tchèques, Arméniens etc… et ensuite les Russes exilés fuyant la révolution bolchevique de 1917. Un premier contingent de 800 militaires dont 500 Officiers arriva en 1923. L’année suivante cette communauté demanda à Paul Girod un local pour installer une Eglise. Il mit à leur disposition en face de l’usine un hangar qui va devenir l’Eglise Orthodoxe dont l’intérieur obéit à la typologie de l’architecture religieuse orthodoxe. Trois Archiprêtres ont officié dans cette Eglise : de 1930 à 1934 Alexis Medvekov, canonisé en Janvier 2004 par le Patriarcat de Constantinople sous le nom de Saint et Juste Alexis d’Ugine, de 1934 à 1937 Jean Popoff et de 1937 à 1980 Philippe Chportak qui ne fut pas remplacé. Une Association, la Communauté Russe d’Ugine, a été créée en 2001 pour sauvegarder cet irremplaçable témoin d’une communauté chargée d’histoire si importante dans la vie d’Ugine et probablement unique en France.

sartorie histoire1Après un excellent repas dans un restaurant renommé du Chef lieu, la visite s’est poursuivie sous la conduite de notre Compagnon Roland Cominazzi tout d’abord devant les vestiges de bâtiments datant du Moyen Age dans l’ancienne cité, puis selon un parcours suivant les constructions demandées par Paul Girod et ses successeurs à des architectes renommés pour loger la main d’œuvre de l’usine. Ainsi le Suisse Maurice Braillard réalisa entre 1908 et 1910 la Conciergerie (classée en 2003 monument patrimoine du XXème siècle), le bâtiment administratif, le vieux phalanstère et les villas du quartier des Charmettes pour loger les ingénieurs. Puis en 1923 Robert Fournez construit le Nouveau Village pour accueillir les contremaîtres. Enfin avant et après la seconde guerre mondiale de nombreux logements sociaux, écoles, sont édifiés par Henry Jacques Le Même et Amédée Bugnard, toujours avec la même volonté d’intégration de l’architecture dans le paysage uginois et la même modernité des installations.

Une journée passionnante valorisant l’histoire et le patrimoine local savoyards correspondant parfaitement aux objectifs du Sarto.

Un grand merci à nos Compagnons Jeannine et Roland Cominazzi.


 

harpeThérapeutique et musical

Portique de Mulhouse Haute-Alsace

Pour ses agapes de la Chandeleur, le portique Haut-Rhinois avait invité Sophie Mosser, harpiste et neuropsychologue. Devant la table dressée et bien garnie, ces agapes ont débutées par vingt minutes de concert de harpe. Un temps où il convenait de se tenir à carreau et ressentir, éventuellement, un changement dans son être. Se sentait-on mieux après l’audition ?

Bonne question, pour peu que l’on soit venu quelque stressé par une vie intense de retraité. Mais là n’était pas le propos.

La jeune femme a expliqué, avec tact, précisions et humour, les effets possibles de sa thérapie qu’elle dispense dans les hôpitaux, pour des soins néo-natals pour les prématurés, des soins palliatifs ou pour simplement déstresser. Elle a raconté l’histoire de la harpe qui se perd dans la nuit des temps et connue dans pratiquement tous les pays. Elle a rappelé que cette thérapie musicale a débuté pendant la seconde guerre mondiale avec les blessés et les traumatisés.

Elle s’est étendue aux champs d’ananas et même aux vaches. Pour elle on ne “saurait imaginer la vie sans musique” en avouant que son morceau quelque peu fétiche, reste la rhapsodie Ivria.

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sartorie painSartorie du Pain

Portique de Tarentaise

Les compagnons (cum panis) sont ceux qui mangent le même pain.

C’est cette histoire du pain que notre compagnon Jean-Paul Bergeri nous a contée le 12 février dernier au musée de Moûtiers. Si aujourd’hui, nous mangeons en moyenne 150 g de pain par jour, il y a 200 ans le Savoyard en consommait 1,5 kilogramme. C’était donc la base de la nourriture. Voilà pourquoi une journée sans manger était longue « comme un jour sans pain »… Pain mangé « trempé » avec du bouillon.

Dès l’antiquité, le pain est partout. Il faut dire que les hommes en consomment dès le néolithique, quand ils sont devenus agriculteurs.

L’histoire du pain est liée à un certain nombre d’éléments essentiels : Une bonne terre, suffisamment chaude et humide, le travail des hommes et des outils.

sartorie pain1D’abord le bâton à fouir, puis l’araire, liée à la révolution des métaux qui date de - 4000 ans dans les Alpes.  Ce sont les Allobroges qui ont amené le fer permettant la création de socs solides. Mais il faut attendre le Moyen-âge pour voir l’invention de la charrue à versoir, plus efficace. Cependant l’araire a été utilisé encore récemment par les paysans savoyards, particulièrement dans les vignes.

En Savoie, les agriculteurs étaient nommés « les porteurs de terre » : la difficulté du travail dans nos montagnes est la pente, et hommes et femmes devaient chaque année remonter en haut des champs la terre qui avait une fâcheuse tendance à descendre. D’où ce pénible travail s’effectuant avec un « casse cou ». La moisson en août se pratiquait à la faux et, le plus souvent, à la faucille pour éviter la perte des grains. Le battage au fléau était l’occasion d’entonner des chansons spécifiques afin de travailler en cadence. La paille servait de litière pour animaux et hommes (les paillasses), de toitures ou pour confectionner des chapeaux. Chapeaux de paille que notre compagnon Sophie Braissand a réappris à fabriquer à de jeunes filles de la vallée des Allues.

La céréale la plus cultivée dans nos montagnes était le seigle, plus rustique, plus résistant au gel. Les champs pouvaient monter jusqu’à 1400 m d’altitude. Le pain blanc était le pain de Noël, lors des 12 jours entre Noël et l’Epiphanie. En cas de disette il n’était pas rare d’y ajouter du son, voire coquilles de noix ou sciure dans des cas désespérés. Communauté villageoise comme le bâchal, les alpages et la forêt. Les familles effectuaient un roulement selon un règlement propre à chaque village. Le pain était stocké dans des greniers construits à côté de la maison.

Greniers dans lesquels on conservait pains, grains, habits du dimanche et papiers importants : cela permettait de sauver l’essentiel en cas d’incendie. De magnifiques sont encore conservés à Boudin, près de Beaufort.

Cette année, le Portique de Tarentaise a fait le choix de poursuivre son action vers le patrimoine local en aidant au financement de la rénovation du four banal du superbe village de Tincave.

Cette conférence de notre compagnon Jean-Paul nous a confortés dans la justesse de cette option en nous rappelant la valeur d’un produit qui nous paraît aujourd’hui si commun.

Les compagnons ont terminé par un repas (avec du pain maison !!) au Coq Rouge à Moûtiers où Sophie et Patrick nous ont régalés.


saint antoineHommage Sartorien à Saint Antoine

Portique de Mulhouse Haute-Alsace

Comme de tradition, le portique de Mulhouse a participé à la montée vers Saint-Antoine le 14 janvier à Uffholtz, situé sur la route des Vins d’Alsace.
Le vicaire général des catholiques orientaux de France et directeur général de L’Œuvre d’Orient Mgr Pascal Gollnisch a présidé cette 25e fête.

Lors de la brillante et joyeuse réception en mairie, les compagnons du portique sous la conduite du major-prime Claude Schneider et du vexillaire Jean-Paul Dillenseger, auxquels se sont joints les invités, ont chanté les Allobroges.

A l’église les compagnons ont porté devant l’autel les 600 pains qui ont été bénis par le prélat puis partagés aux fidèles.

En costume d’apparat, les dignitaires et les compagnons sont chaque année attendus et remarqués par les centaines de fidèles dont, cette année, quelques uns venus du Dauphiné.

Après la marche vers la chapelle de Saint Antoine en forêt, les agapes ont réuni les nombreux compagnons et près de 300 personnes à la salle des fêtes et dans les restaurants du village.
Au cours du repas, les compagnons Gaby et Rodolphe Schladenhaufen, ont offert à notre compagnon Monique Meyer un jambon en croûte en forme de “cochon d’honneur” pour honorer ses 25 années de travail dans l’organisation de ce qui est considérée en France, comme la plus importante fête de Saint Antoine.

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