Au nez du plus vieux vin du monde

Portique de Mulhouse Haute-Alsace

Enfin déconfiné, le portique de Mulhouse a pu organiser une sortie à Strasbourg, prévue initialement dans le programme annuel. Sous la conduite du major-prime Claude Schneider, les compagnons se sont rendus à la Cave des hospices de Strasbourg. Oui vous avez bien lu : l'hôpital de Strasbourg possède bien une cave, reste propriétaire de vignes, et élève des vins d'Alsace. Une cave érigée en 1395 et dont l'activité se poursuit sans interruption depuis plus de 600 ans. L'unique service du CHU qui a une obligation de résultat. La Cave doit subvenir à ses besoins et apporter une aide financière à l'ensemble de l'hôpital. Les compagnons ont pu mettre le nez sur la bonde du tonneau qui renferme le plus vieux vin du monde et humer le 1472 ! Thibaut Baldinger le caviste l'assure, analyses en main. Pensez donc, depuis 1472 seulement quatre fois ce vin a pu être goûté. La dernière fois en 1944 par le maréchal Leclerc à la libération de Strasbourg. C'est dire le privilège. Les compagnons on pu goûter le crémant, le pinot gris et le gewürztraminer confié par des vignerons et élevés dans la cave.

Déjeuner ensuite à la Winstub Zehnerglock au pied de la cathédrale. Une ambiance inimitable avec des vins servis en pichets de grès gris. Après quelques dizaines de mètres de marche, rendez-vous à la bibliothèque du Grand séminaire de Strasbourg où attendait le bibliothécaire Louis Schläffli. Là encore 170 000 ouvrages rangés dans une salle du XVIIIe s. Ainsi les compagnons ont pu voir l'original du codex dit "le Guta-Sintram" rédigé par la chanoinesse Guta de Schwartzenthann et et le chanoine Sintram de Marbach en 1154. Un joyau unique. Le bibliothécaire qui s'occupe bénévolement de cette prestigieuse bibliothèque depuis 57 ans, a fait voir d'autres raretés tels les copies du "Hortus deliciarum" du Mont Sainte-Odile. Il a emmené les compagnons "en enfer", une pièce renfermant les livres prétendument hérétiques. En remerciement, le portique lui a offert du vin d'Alsace et un don pour poursuivre les acquisitions ou les restaurations.

Enfin, les compagnons étaient attendus devant le grand portail de la cathédrale Notre-Dame de Strasbourg qui a été pendant des siècles, la plus haute construction humaine, même plus haut que la pyramide de Khéops. Le guide François Muller a conduit les compagnons devant la cathèdre en marbre, l'horloge astronomique qui donne l'heure de Strasbourg et non celle de Greenwich, le vitrail du Christ aux 100 visages, la chaire de Geiler de Kaysersberg ou encore devant la façade avec le roi Salomon sur son trône. Une journée chargée, certes, mais enrichissante où les compagnons ont pu voir des pièces uniques au monde.


saint antoineSaint-Antoine tout de même

Portique de Mulhouse Haute-Alsace

Malgré la pandémie, la fête de saint Antoine l'Ermite à Uffholtz a bien été organisée, de manière plus modeste, certes, mais la tradition n'est pas interrompue. L'on sait que l'ermite Égyptien est le saint patron des hospitaliers et ne pas faire la fête eusse été rendre un mauvais service à ceux qui ont tant donné durant la pandémie mondiale. La célébration était présidée par le vicaire général de l'archevêque de Strasbourg, Hubert Schmitt. Avant la messe il a été reçu par la paroisse dans la salle des viticulteurs au presbytère. Le major-prime Claude Schneider était présent, de même que le curé, le président du syndicat d'initiatives, la vice-présidente du syndicat viticole ou encore le président de la Fabrique de l'église, Tharcise Meyer, également vexillaire du portique et l'un des animateurs de la fête.

Durant le cortège d'entrée à l'église, le major-prime a présenté devant l'autel un pain au nom de la communauté, qui a été béni par le représentant de l'archevêque. Le portique était représenté par de nombreux compagnons en costume d'apparat. Contrairement aux autres années, la messe n'a été suivie ni d'une marche jusqu'à la chapelle, ni des agapes, ni du repas des traditionnels Fleischschnacka.

Toutefois pour faire illusion des agapes qui manquaient, il a été remis des "cochons d'honneurs" (une pâtisserie) à la directrice de la chorale, à l'animatrice de la liturgie et au vicaire général, sous les applaudissement joyeux des fidèles masqués. L'organiste, accompagné de deux trompettistes, ont pu clôturer la célébration par la Water music de Friedrich Haendel. Un grand moment. Pour beaucoup de visiteurs, il s'agissait "de maintenir la belle tradition de la fête, de pouvoir se réunir même en nombre restreint, et d'entendre de la vraie musique instrumentale pendant quelques instants".

Le major-prime a rappelé que cette "manifestation à laquelle nous participons activement depuis des années, est la seule depuis longtemps où nous avons pu être présents en costume et publiquement".


voegtlinshoffenIl n'y a qu'un ciel avec Jackson Mackay

Portique de Mulhouse Haute-Alsace

Musicien habitué à offrir des sons, Jackson Mackay donne à présent des écrits. Et c'est heureux ! Remplacer un intervenant au pied levé n'est pas forcément aisé, mais Jean-Michel Eblé a accepté avec plaisir de revenir aux agapes sartoriennes de ce 1er octobre. Voilà quelques temps déjà, il était venu parler des musiques country qu'il a rapportées d'Australie ou d'Amérique. Cette fois, le ton était fort différent et la soirée s'est prolongée bien au-delà de l'heure habituelle, sans qu'aucun compagnon n'ai montré un signe d'impatience.

Jean-Michel Eblé, alias Jackson Mackay, a évoqué ses tournées de musiciens dans le monde entier "avec un confrère d'Angleterre, un autre d'Allemagne, d'un Italien et tout de même un autre du Midi de la France". De tout ses voyages, il en a rapporté des souvenirs, des nouvelles, des anecdotes, qu'il a noté dans son nouvel opus qu'il a intitulé "S'il n'y avait qu'un ciel". Il est attentif dans sa vie de tous les jours chez lui en Alsace et peut s'émerveiller dans la sombre forêt vosgienne comme d'un coucher de soleil en Uruguay "et ses 12 millions de vaches" ou encore être touché par la confidence d'un visiteur devant son clapier : le confinement d'un lapin est comme notre confinement que nous avons dû subir. Ses récits contenus dans son livre sont agrémentés de belles images "sans retouches, prises avec mon vieux téléphone".

Jackson Mackay aime aussi s'amuser avec de la bonne compagnie -et au Sarto il était bien entouré- jouer de la musique, écrire et se réjouir de tout. "Si les fêtes n'existaient pas, le monde finirait déshydraté" affirme-t-il gaiement. Dans son livre, il faut lire "Montevideo, jour 1" hébergé chez une femme qui "écoute les prières du 14e Dalaïlama en dialecte chinois de Xining, qu'elle ne comprend pas mais dont elle aime la magie des sons", ou encore ce texte "Égalité et fraternité sur les Hautes Chaumes". Et l'on rira avec "4 soleils...avant le 5e" en lisant "un bon exercice contre la paresse du cerveau et profitera aux muscles des mandibules" avec les dieux Aztèques dont Tlahuizcalpantecuhtli ! Les compagnons se sont réjouis de sa plume poétique avec certains vers qui sont comme des aphorismes : "J'aurais pu faire la carpe/parler et boire sans fin/mais je suis une tarte/seul, je bois du mauvais vin". Devant l'enthousiasme des compagnons il a enfin pu clôturer la soirée avec des chansons dont son fameux "Clandestino, je pars". Jackson Mackay qui fait également son vin rouge, s'est vu offrir par le major-prime Claude Schneider des bouteilles de vins d'Alsace dont du gewürztraminer. Ce qui a permis au vexillaire Tharcise de rappeler que "c'est le raisin pour ce vin que tu as vendangé !". Les compagnons l'ont prié de dédicacer son ouvrage qui, curieusement, n'est pas paginé : le voyage continue sans compter les pages.

"S'il n'y avait qu'un ciel" : Récits de voyage, textes et poésies par Jackson Mackay, édition Barn Owl Edition, 2020. (16 € + port) A commander auprès du major-prime du portique de Mulhouse.


voegtlinshoffenVoegtlinshoffen : mieux à boire qu'à dire

Portique de Mulhouse Haute-Alsace

En ce mois d'août, alors que les longs déplacements ne sont plus de mise, le major-prime Claude Schneider invitait à une soirée Flàmmaküacha à l'excellent domaine viticole Cattin à Voegtlinshoffen. Vous savez, Voegtlinshoffen près d'Obermorschwihr juste après Hattstatt. Vite dit ! Les compagnons étaient de très bonne humeur, l'air était chaud, les boissons fraîches et les tartes flambées. Il n'en fallait pas plus pour oublier les chaleurs accablantes de l'été et les gorges sèches. Elles ne l'étaient d'ailleurs guère longtemps, car nous avions sous les pieds une portion des 31 mois de stock de vins d'Alsace. C'est dire que les choix étaient délicats.

Si les uns se sont laissés amadouer par le muscat d'Alsace, d'autres ont préféré le riesling sec ou le crémant rosé voire du crémant ice, d'autres encore le pinot noir Steinbach ou le gewürztraminer. Certes des bouteilles d'eaux sont venues encombrer les tables. Les succulents Flàmmaküacha ont été apportées sans relâche par Mathilde, qui malgré d'être cachée sous un masque, a laissée transparaître la joie de voir des clients satisfaits.

Anaïs et Jacques Cattin ont présenté le Domaine Cattin avec sa très grande gamme de vins, avant d'inviter leurs hôtes au belvédère pour jouir d'une vue splendide sur la plaine d'Alsace, la Foret Noire et les dents des Alpes suisses. Et chacun avait en mémoire que c'est là qu'aurait dû avoir lieu la frairie magistrale vaincue par la Covid-19. Mais ce n'est que partie remise a-t-on entendu. En fin de soirée Jacky Cattin, le père, viticulteur et député du Haut-Rhin, est venu saluer joyeusement les sartoriens, dont certains sont des confrères ou amis. Et dans le genre de la maison on ne vient pas les mains vides : il a offert à tous le pinot gris grand cru Hatschbourg.

A vos souhait ! C'est connu, si les amis vous manquent un peu, on fait comme avec les échalotes : On les fait revenir avec du vin blanc. Il était bien tard, les lumières sur la plaine d'Alsace s'étaient éteintes l'une après l'autre, l'on tâtait à tâtons pour retrouver la voiture et abréger la nuit. Sur la route du retour, dans les rues des villages, ont voyait les attelages chargés de bottiches jaunes. Les vendanges sont proches.

 


Sur les pas des ours

Portique de Mulhouse Haute-Alsace

La sortie pédestre du portique Alsacien a conduit les compagnons sur les pas des ours des hautes Vosges. En effet, la destination de ce périple a été le Baehrenbach, le ruisseau des ours.

Rendez-vous était pris au pied du lac d'Alfeld, un barrage construit entre 1884 et 1887 alors que l'Alsace était sous la couronne impériale Allemande. Sous un soleil de plomb chacun avait plaisir à voir des baigneuses ou des plongeurs sauter dans ce lac artificiel tant prisé par les habitants de la vallée glacière de la Doller. C'était très rafraîchissant. Le sentier n'était pas rude, car le major-prime Claude Schneider avait choisi un chemin facile pour accéder à la ferme-auberge. Il fallait s'y attendre, la marche était courte, mais à table c'était plus long.

Une table à l'ombre où l'amer bière, le pinot gris ou le pinot noir mais encore l'eau gazeuse avaient bon goût. Une table avec vue sur la vallée, le charmant village de Sewen avec son fin clocher repris par tous les peintres. Une cour de ferme avec des poules et des coqs, un chien nonchalant, plus loin un âne, des chevaux et des vaches. Et des serveuses aux short courts mais masquées. Parfois les yeux suffisent pour se regarder. Repas marcaire pour tout le monde avec tourte, pommes de terre braisées, salade, fromage des montagnes et bien entendu le Siasskaas, un délicieux fromage blanc au kirsch.

Avant le chemin du retour par la descente, une photo souvenir, histoire de donner envie aux compagnons, un jour, d'y venir ou revenir.


En avoir plein les yeux

Portique de Mulhouse Haute-Alsace

"Venez et voyez" : c'est l'invitation lancée par le diocèse de Strasbourg pour célébrer le 1 300e anniversaire de la mort de saint Odile. Nous devons l'avouer : nous y sommes allés et nous avons vu. Grandiose. A couper le souffle ! Le Mont Sainte-Odile est un promontoire rocheux qui s'élève sur la plaine d'Alsace. On touche le ciel. On à l'impression de voler. Venez et voyez. Oui, les compagnons du portique sont venus et ils ont vu. Dès la sortie du car, la terrasse, probablement l'une des plus belles du monde, s'offre à nous pour voir les beaux village d'Alsace. Sainte Odile bénit de sa main les visiteurs. Premiers pas dans l'église pour prier devant le tombeaux et les reliques de la sainte. Nous suivons la messe. L'évangile évoque la confiance en Dieu et la guérison. "Même si je ne touche que la frange de son manteau" (Mc 6, 53). Même pèlerin un jour, ça creuse.

Nous déjeunons dans le restaurant sur place. Et nous goûtons le pinot noir. Nous en reparlerons. C'est ensuite le père dominicain Philippe Jeannin qui nous conduit à travers l'histoire d'Odile, née aveugle et morte vers 720. C'est la fille du duc d'Alsace Adalric, un dur à cuire qui chasse sa fille hors de sa vue. Nous en reparlerons. Il nous fait découvrir le Hortus deliciarum hélas perdu à jamais lors du bombardement de Strasbourg en 1870. Un livre rédigé et dessiné par Herrade de Hohenburg au IXe s. Nous voyons les plus anciens vestiges du monastère du XIIIe s., découvrons la châsse avec ses reliques. Un bras est à la cathédrale de Prague. Nous saurons que la petite Odile a retrouvé la vue le jour de son baptême par saint Erhard, un évêque de Bavière. Avec la complicité de son frère, elle rentre à la maison. C'était sans compter avec le père qui, fou de rage tue son fils bien aimé. Quelle famille ! Pris de remord il cède, enfin, et donne à Odile de quoi élever un monastère. En repartant, nous voyons les vestiges du "mur païen" qui encercle la montagne.

De là nous allons à Ottrott (deux O et quatre T) au Domaine de la Schliff. Anne Schoettel nous fait goûter le fameux pinot noir d'Ottrott, authentique pinot noir importé de Bourgogne au XIe s. Nous goûtons, nous goûtons, nous goûtons. Juste suffisamment assez pour en acheter quelques cartons, histoire de prolonger la visite chez la sainte patronne de l'Alsace.

Nous partons à Scherwiller. Oui ce village connu par le guerre des paysans en 1525. Mais là c'est Albert Marcot qui nous dit que c'est ici que la petite fille aveugle avait été cachée pendant un an. C'est donc là que tout à commencé. Dans la petite chapelle très bien entretenue, on y vénère un doigt de la sainte. Tout ça décrit sur un tableau de Carola Sorg. Et puis on nous raconte l'histoire de la poutre, trop courte et qui s'allonge lorsqu'Odile tire dessus. C'est dingue, non ? Un miracle on vous dit. Les mains les plus hardies tirent sur la corde pour faire tinter la cloche, histoire de se faire remarquer. Avant de partir, on nous fait voir dans le mur de la chapelle du poudingue qui pourrait venir du Mont. Et nous longeons encore le ruisseau et sa centaine de pierre des lavandières. Nous en prenons plein les yeux. Revenez et voyez aurait-on envie de dire.


herboristerieLes agapes du déconfinement

Portique de Mulhouse Haute-Alsace

Le président de la République l'avait bien dit, il faut désormais s'ouvrir "à la culture et aux loisirs". Le major-prime Claude Schneider a écouté le message et invité ses compagnons du portique à mettre en pratique les souhaits du jeune homme d'Amiens comme l'appelle un hebdomadaire Alsacien.

Ainsi, vendredi 19 juin à midi, la quasi totalité des compagnons du portique s'est retrouvée au restaurant "Au Canon d'or" à Mulhouse-Dornach pour ces premières agapes post-confinement. Une vraie joie pour tous. Les compagnons ont pu se rendre compte que Marie-Laure, la maîtresse de maison, est toujours aussi canon et Gilles, le chef, toujours aussi doré dans sa cuisine avec ses aides.

Fort heureusement, le restaurant était bien rempli, malgré les gestes de protection et nos hôtes avaient le sourire. Après plus de deux mois de fermeture, la batterie était au top. Pour une rencontre, c'était une fête. Dès l'apéritif, les habitudes des uns et des autres ont pris le dessus : crémant d'Alsace pour pétiller, amer bière avec "avec", ou encore vin blanc ou gewürztraminer vendange tardive. Il fallait bien cette mise en bouche pour trinquer. Ensuite pour le menu, chacun a choisi selon son humeur, son goût ou sa faim. Plus dessert et bien entendu café accompagné.

Les compagnons étaient heureux de revoir, pour se raconter le confinement, les petites misères de santé, malheureusement aussi le décès de deux anciens compagnons, rappeler combien de rangement chacun a pu opérer chez lui, les coups de fil reçu, les sms, ou encore les e-rencontres par téléphone. Le major-prime a indiqué que la mandature a pu se réunir dernièrement dans la salle des vignerons. Il eut le plaisir d'informer que la frairie magistrale se tiendra les 12 et 13 juin l'an prochain. Enfin, il a donné rendez-vous aux compagnons pour la sortie prévue dans le programme annuel, le lundi 6 juillet au Mont Sainte-Odile.

Une belle occasion de se rappeler que l'Alsace fête cette année le 1300e anniversaire de sa patronne.


herboristerieLes compagnons s'initient à l'herbe

Portique de Mulhouse Haute-Alsace

L'herboriste amateur Edmond Herold était l'invité des agapes de février à Mulhouse au Canon d'Or. Il a su passionner son auditoire si fort que, très tard, nous avons failli devoir mettre la clef sous le pot de fleurs, car l'aubergiste souhaitait fermer. C'est dire que l'intervenant a su tenir en haleine les compagnons qui, pour la plupart, ne s'imaginaient pas que l'herboristerie fût si diversifiée. Edmond Herold a choisi de présenter le sujet sous l'angle de ceux qui ont travaillé et qui ont marqué l'herboristerie dans le monde et en France en particulier. Avec ce regret que le diplôme d'herboriste n'est plus délivré en France depuis le régime de Vichy.

"Évidemment, les laboratoires pharmaceutiques n'ont aucun intérêt à voir raviver ce diplôme. Du coup les herboristes qui possédaient une officine ont désormais disparus". Pour ainsi dire : on supprime le diplôme jusqu'à mort s'en suive ! Resté dans la sphère européenne, l'herboriste a évoqué Paracelse, Hildegard von Bingen, l'abbé Künzle, Edward Bach ou encore Carl von Linné et Maurice Mésségué. "Chaque plante a ses vertus et dans la mythologie antique, plantes et magies étaient mélangés". Et il en est venu à Esculape qui "rappelle le dompte-venin et autour de son bâton, nous voyons une couleuvre inoffensive qui est devenu le caducée des médecins". Il a évoqué les filles Hygie et Panacée et bien entendu la déesse Demeter, ou encore Veleda, et, il fallait s'y attendre, Noé dans la bible qui voit une colombe avec un rameau d'olivier. Il a illustré son propos par des images et a terminé son exposé par la photo d'une grenade qui évoque, comme chacun le sait, la divine beauté des femmes dans le cantique des cantiques.

Le major-prime Claude Schneider a rappelé la fête de saint Antoine à Uffholtz où les compagnons ont porté les pains et la frairie magistrale de fin mars qui évoquera, elle aussi, les bienfaits d'une plante en particulier : le raisin.