DL14042019Escapade de deux jours en Drôme Ardèche

Portique de la Dent du Chat

7 heures tapantes, le 9 avril, les 33 participants étaient présents prêts pour le grand départ. Formidable!!! Le beau temps est au rendez-vous et sera là , tout au long du voyage

Pensée Sartorienne pour Notre Major Prime Bernard Foray organisateur, désolé de déclarer forfait mais vraiment très généreux de laisser son acompte pour l'organisation casse-croûte. Remerciements aux sympathiques Portiques ayant répondu présent : Albertville, Alpes Dauphiné, Annecy, Ducal, Aix les Bains sans oublier sympathisants et amis .

Le Portique de la Dent du Chat, comme toujours suivant sa tradition, ne laisse pas ses participants avoir faim ! Premier arrêt : casse-croûte, café, pain au chocolat, fromage, diots, blanc, rouge et brownies au chocolat préparé par un compagnon d'Aix (merci Nicole). Direction Tain L'Hermitage pour une visite libre de la cité du chocolat « Valrhona » avec dégustation sans modération pour les plus gourmands et achats en prévision de Pâques.

Départ vers Mercurol à l'auberge « La Terrine » : sur les bases d'un ancien moulin entièrement brûlé en 1971 , le patron et son équipe ont complètement reconstruit cette ferme auberge , de la cave au toit, des fenêtres aux portes, des tables aux chaises, des meubles au four à pain, tout a été fait « main » avec les « moyens du bord ». C'est dans ce cadre champêtre inédit que nous avons dégusté leurs produits de la ferme cuits dans le four à bois après une visite obligée rendue aux nombreux porcs dans un parc boisé. Le fils du patron a interprété trois chansons A Cappella et chaque tablée invitée à faire de même. Nous Compagnons, debout et fiers avons chanté trois couplets des « Allobroges ». Après quelques danses, c'est vers 18h que nous avons regagné notre hôtel à Bollene

Après un repos bien mérité, cette nouvelle journée a commencé par la visite des caves de « La Bastide Jourdan ». Valérie Jourdan nous a accueilli très chaleureusement. Le Domaine en Agriculture Biologique a été crée en 1990 par Valérie et Jean Pierre Jourdan, secondés par Alexandre (le fils) et toujours avec la présence de Papé Roger (93 ans). Situé sur les communes de Bollene en Vaucluse et de Rochegude dans la Drôme Provençale, sur un terroir argilo-calcaire, le domaine se compose de 20 hectares plantés de 6 cépages rouges et 5 cépages blancs .
Les vignes ont entre 10 et 60 ans, les plus vieilles ont un rendement limité ; la majeure partie des vendanges est manuelle mais ils possèdent une petite machine à vendanger, ceci afin de toujours récolter à maturité. Les vinifications sont traditionnelles pour les rouges et très innovantes pour les blancs et rosés avec maîtrise des températures et filtration tangentielle pour les vins doux. L'élevage en barrique pour certaines cuvées de prestige permet de proposer des vins haut de gamme et de longue garde. Nous avons eu l'honneur d'inaugurer le nouveau caveau refait à neuf dans un cadre lumineux en commencant par une dégustation accompagnée de toasts avec différents produits locaux. Un très grand Merci à cette famille généreuse et fruitée comme leur vin .

Notre voyage s'est poursuivi par la visite des gorges de l'Ardèche, avec un déjeuner au restaurant de la Grotte et voyage dans le temps avec la visite guidée de la réplique de "La grotte ornée Chauvet-Pont-d'Arc". Cette grotte, découverte en 1994 par J.M.Chauvet, E.Brunel et C.Hillaire est la grotte la plus ancienne actuellement connue. Ses dessins vieux de 36 000 ans sont d'une fabuleuse beauté et les vestiges conservés sur ses sols sont d'une richesse exceptionnelle. Un fac-similé fidèle reproduit cette merveille et permet à tous de partager l'émotion que provoque ce chef-d’œuvre laissé par nos lointains ancêtres. Son inscription sur la liste du Patrimoine mondial de l'Unesco en 2014 la place parmi les réalisations humaines les plus remarquables. Pour des raisons conservatoires et sanitaires la grotte Chauvet ne sera jamais ouverte au public. Les restitutions grandeur nature de la majorité des panneaux peints, des vestiges au sol et des concrétions sont remarquables. Ce pari d'envergure s'est donné pour mission de recréer aussi l'émotion en immergeant le visiteur dans un milieu souterrain reconstitué au plus près du réel, les odeurs, l'humidité, la température, l'obscurité, le silence, qui sont comparables à ce qui existe dans la grotte véritable. Le chuchotement explicatif de notre guide dans le casque audio nous a permis de ne rien manquer

Ce ressenti resta présent sur les premiers kilomètres du retour. Après un dernier casse-croûte dans le vent, quelques histoires dont « les Brèves de Bernard » et quelques chansons, nous nous sommes quittés dans l'impatience de notre prochaine rencontre.


Visite de l'église de Cléry

Portique d'Albertville et Ugine

Dans le cadre de son parcours « richesse du patrimoine savoyard », les Compagnons du Portique d'Albertville-Ugine et les Sartoriens de la Vigilance Alpes-Dauphiné, emmenés par le Major Prime Daniel Communal, se sont rendus le Samedi 6 Avril à Cléry pour découvrir l'église Saint Jean-Baptiste, joyau de l'art roman en Savoie.

Sur le promontoire entourant l'église, les Compagnons bénéficiant d'un soleil et d'un panorama exceptionnels ont admiré le Mont-Blanc, le Grand Arc, la Chaîne de Belledonne, tous ces sommets généreusement enneigés, tandis que la Belle Etoile et le Massif des Bauges, sans bonnet neigeux paraissaient bien ternes en ce début de printemps.

Après la traditionnelle pause photos, le guide, René Biguet (remplaçant Bernard Demotz empêché par un décès familial) explique : sur un site sacré, paraissant extrêmement ancien, les chanoines de Saint Augustin édifient au XIIe siècle un prieuré roman dont il ne reste aujourd'hui que l'église. Installée sur ce balcon, au flanc des Bauges, l'église se signale extérieurement par un très puissant clocher quadrangulaire et par quelques sculptures subsistant de chaque côté du portail. A l'intérieur, la pièce la plus remarquable est le maître autel roman représentant la résurrection du Christ avec des personnages et des symboles.

L'église est classée monument historique depuis le 25 juin 1930.

Cette église romane garde ses mystères, à commencer par celui des constructions antérieures. La visite terminée, l'apéritif et le repas réunissaient, dans une bonne ambiance et une bonne détente, les 25 Compagnons qui aiment vivre cet instant convivial et sympathique, après une matinée dédiée au passé, à la culture et à l'histoire.


Sortie à Cruas

Vigilance Alpe Dauphiné

Le 3 avril dernier, malgré une pluie intense, 28 compagnons de la Vigilance ont affronté les éléments pour découvrir la cité ardéchoise de Cruas et plus précisément son abbatiale et sa centrale électronucléaire.
Chef d’œuvre de l’architecture romane et témoin de l’histoire de la communauté de moines bénédictins. Ces moines ont fondé l’abbaye de Cruas en 804. Construite au XI° siècle l’abbatiale Ste Marie a survécu aux assauts du ruisseau (Crûle) et des guerres de religion (Cruas était une enclave catholique au milieu du fief protestant).

Cette abbatiale, recèle de nombreux trésors tels que la crypte du XI° siècle avec ses chapiteaux de bestiaires, la mosaïque du XII° siècle située dans le Chœur représentant l’ascension au paradis d’Elie et Enoch et supportant une table en marbre de carrare datant probablement de l’époque romaine. Mais dès l’entrée, c’est sa tribune monastique (quasi unique en France) qui permettait de séparer les moines de l’étage des fidèles sous les arcades.
La visite fut complétée par une surprise. Gérard Maldivet le tambourinaire nous joua des extraits musicaux médiévaux avec son galoubet et son tambourin.

Puis après un déjeuner copieux, ce fut la découverte de la centrale électronucléaire de Cruas Meysse car ses 143 ha de superficie se répartissent entre ces 2 communes. Et sur lesquels sont répartis 4 Réacteurs de type eau pressurisée (PWR) Pressurised water reactor) de 900 MW chacun construits à partir de 1977.

Après une présentation de la centrale, du fonctionnement d’un réacteur, nous nous sommes équipés (chaussures et casques, lunettes puis badges d’accès) pour la visite de la tranche n°3 (réacteur n°3).
Cette visite, réduite à l’immense salle des machines et le simulateur de conduite, nous a montré les impressionnants équipements nécessaires pour produire de l’électricité. Nous y avons vu entre-autre une turbine et son alternateur de plus de 800 tonnes fonctionnant dans un bruit d’enfer et une chaleur dépassant les 30°. L’ensemble tournant à 1500 tours/minute pour fournir un courant alternatif de 50 Hertz. L’alternateur fournit une tension de 24 000 volts qui est immédiatement transformée en 400 000 Volts pour être fournie au réseau transport de EDF.

Cette visite fut une découverte pour de nombreux compagnons présents et complétée par de nombreuses questions.

Puis ce fut le retour vers Grenoble avec la surprise de trouver une route jalonnée de sommets enneigés.


Les possédés d’Illfurth

Portique de Mulhouse Haute-Alsace

Lors des agapes du premier jeudi d’avril, le major-prime Claude Schneider eut le plaisir d’accueillir nos amis du Portique des Dauphins Alain Grauss et Yolande Pipon ainsi que notre compagnon Jean-Jacques Sutter qui nous a fait découvrir la passionnante histoire des possédés d’Illfurth, petit village alsacien situé près de Mulhouse, occupé par différentes civilisations de l’âge de la pierre, du bronze, du fer puis très peuplé à l’époque gallo-romaine. Des tribus franques s’établissent et fondent le village d’Illfurth.

En 1864, deux frères, âgés de dix et huit ans, Thiébaut et Joseph B… furent ensemble atteints d’un mal mystérieux. L’on remarqua chez ces enfants les plus étranges phénomènes : l’ainé, couché sur le dos, tournait sur lui-même avec la rapidité d’une roue. Les deux, poussés par une force irrésistible, frappaient des mains et des pieds sur un lit, jusqu’à rompre les planches assez épaisses qui supportaient la paillasse.

Bientôt se joignirent à ces violents exercices des crampes et des convulsions, suivies de prostrations telles que le malade restait des heures entières sans mouvement et sans vie.

Les deux enfants furent exorcisés en octobre 1869.

On peut imaginer, sans peine, que cette histoire des possédés d’Illfurth effraya les gens et défraya la chronique.


Découverte des vignes du Val de Suze

Portique de Tarentaise

Départ matinal pour les 45 personnes, membres des Vignes de Tarentaise, du Portique de Tarentaise du Sarto, inscrites au voyage de découverte des vignes des environs de Suze dans le Piémont. Première étape dans le petit village de Chiomonte, avec ses ruelles bordées d’arcades et de belles façades. Rendez-vous à la « Cantina Casa Ronsil ». Petite propriété de 2 hectares dont les parcelles se trouvent sur l’autre versant de la vallée, le plus ensoleillé, et qui exploite des cépages locaux anciens comme le avana. Des vignes qui supportent la sécheresse et dont certaines sont centenaires.

L’occasion de comparer les modes de culture des vignes en montagne de chaque côté des Alpes. Ici, très peu de traitement chimique, pas de désherbage. La vinification s’effectue avec des méthodes anciennes à la « cave sociale » construite en 1997 avec des aides européennes pour dynamiser la viticulture locale : le matériel est mis à disposition de chaque vigneron qui conserve sa propre cuvée.

A midi, découverte de la ferme-auberge « Cré Seren » à Giaglione. Les propriétaires proposent des repas préparés avec les denrées de la ferme accompagnées des vins produits sur les pentes abruptes du versant. Le tout avec une vue magnifique sur les montagnes environnantes. L’occasion de découvrir les saveurs de la cuisine piémontaise. Un repas particulièrement copieux de huit plats a enchanté les convives !

La visite des vignes et de la cave a permis là aussi de comparer les méthodes de culture et de vinification. L’occasion peut-être d’inspirer les vignerons d’Aime pour leurs futures récoltes… La sortie a aussi permis de resserrer les liens entre nos deux associations.


DLSaint joriozFrairie de Saint-Jorioz

Portique d'Annecy

De nombreux compagnons se sont retrouvés au bord du lac d’Annecy pour assister à notre Assemblée Générale Ordinaire de la Compagnie. Lecture a été faite du rapport moral par notre Grand Chancelier, suivi du rapport d’activités, et du rapport financier. Les questions d’ordre statuaire après débats ont été adoptées. Il est temps de passer à la frairie célébrant le cinquantième anniversaire du portique annécien.

C’est en grande tenue bannières au vent accompagné par les dix confréries qui nous ont honorées de leur présence que nous prenons place dans la salle des fêtes de St Jorioz pour l’ouverture notre Frairie magistrale honorée par la présence de la sénatrice de Savoie Madame Martine Berthet Après l’ouverture officielle par le grand chancelier il fut procédé à l’élévation au dignitariat de deux compagnons. (Dassetto Monique,Bisou Jean-Marie).

Puis suivit l’intronisation de dix nouveaux compagnons. Il est agréable de souligner la remise de trois coeurs d’or à des compagnons méritants : Freddy Bertin, Michèle Grégoire, Alain Laruaz. Le Grand Chancelier a remis un cordon d’honneur à Mme Catherine Bornens, première adjointe à la mairie de St Jorioz. Jacques Duca a remis un don à l’association Bouffées d’air.

Les confréries amies se sont ensuite présentées sur le podium pour une présentation rapide de leurs activités, et nous avons été honorés de leur remettre le ruban d’honneur. Après les agapes pour les nouveaux intronisés et personnes honorées, nous avons entonnés un vibrant les Allobroges.

Nous nous sommes ensuite retrouvés au restaurant pour un repas de gala accompagné par un musicien de talent pour notre plus grand plaisir. Ce fut une donc un plaisir de se retrouver si nombreux. Un grand merci à Guy pour les innombrables photos que nous retrouverons sur le Lien. 

 

      


Le casse-croûte oenologique

Vigilance Alpe Dauphiné

Ce 20 Mars, 15 compagnons de la Vigilance Alpe Dauphiné se sont retrouvés autour de la Table de Jacky (caviste) pour un « casse-croûte œnologique » ou nous avons pu, dans la joie et la simplicité, déguster 5 vins de cépages différents issus de vignobles du pays d’Oc et du millésime 2017.

Après un petit tour parmi les étals de la halles Sainte Claire, nous avons dégusté en premier lieu 2 vins blancs :

  • Un Chardonnay sec et minéral aux arômes d’agrumes
  • Un Viognier (le cépage du Condrieu) aux arômes de chèvrefeuille

Ensuite, nous sommes passés aux rouges :

  • Un pinot noir (cépage phare des vins rouges de Bourgogne) fin et long en bouche aux arômes de cassis.
  • Un mourvèdre aux couleurs très sombres, mais avec une grande rondeur en bouche.
  • Un malbec (le cépage des grands Cahors) dont la vinification a atténué les tanins naturels de ce cépage.

Ces 5 cépages étaient accompagnés d’un beau plat de charcuteries et de fromages. Cette dégustation fut conclue par un dessert accompagné d’un vin « surprise » très doux aux arômes d’abricot très prononcées qui ont enchanté les papilles. Sur cette conclusion, nous nous sommes quittés en nous promettant de renouveler l’expérience.


Soirée oenologie.

Portique d'Albertville et Ugine

Ce vendredi 8 mars, 14 compagnons du Sarto Portique d'Albertville-Ugine ont rejoint la quarantaine de personnes venues écouter Gilbert Mestrallet qui mettait à l'honneur « Les Dames Vigneronnes » dont Mélanie Pfister est la présidente. Gilbert nous a fait découvrir les vins élaborés par ces dames.

Les vins blancs : une Roussette de Savoie de Mme Anne Henriquet du domaine de Méjane, un Menetou Salon du Centre Loire de Mme Anne Clément, un Chablis de Bourgogne de Mme Clotide Davenne, un Gewurstraminer d'Alasace du Domaine de Mme Mélanie Pfister. Pour les rouges : un Bourgueil de Loire de Mme Nathalie Omasson, un Pommard 2015 du Domaine d'Anne et Catherine Parent, un Montravel de Mme Gaëlle Reynou, un Pulp 2018 du Pays d'Oc de Mme Isabelle Mangeart.

Comme à son habitude, Gilbert a enchanté son auditoire avec sa parfaite connaissance des vins, ses explications, les détails des cépages, crus, terroirs et histoires. Chaque vin était accompagné de produits régionaux ou confectionnés par les bénévoles (pizzas, tartes, bugnes, crumbles, kouglof, charcuterie, fromage, .....).

Cette soirée a permis de vivre une belle rencontre entre les participants et le monde peu connu des femmes chefs d'entreprise dans un métier auparavant réservé aux hommes. Avec beaucoup de gentillesse les membres de l'assemblée ont remercié les bénévoles et leur Présidente Marie-Hélène Boudghene pour leur savoir-faire et leur implication.


Inauguration à Nâves

Portique de Tarentaise

Samedi 1er mars, sous la direction de leur Major Prime Freddy Bertin, un petit groupe de compagnons du portique s’est invité à l’inauguration d’un chalet mobile pour se restaurer au pied des pistes de ski de fond du petit village de Nâves.

En effet, depuis décembre il n’existe plus de lieu de restauration dans la petite station, sauf à monter au refuge du Nant du Beurre, à deux heures de marche. A l’initiative de La Cave des Lys de Courchevel et en partenariat avec les mairies de Nâves et Courchevel, un chalet permettant la vente de petite restauration et boissons a été installé sur le parking du Tovet, à proximité des pistes de ski de fond.

Ce jour là, l’inauguration s’est faite en chansons avec « La Route des Tommes ». Et notre compagnon Jean-Marc Sullice, alias « Momotte », a brassé la polenta servie avec des idiots cuits dans le vin blanc et le foin à des convives conquis par l’action et le site. Belle animation pour cette inauguration !

Gageons que le chalet va satisfaire touristes et habitants de la vallée. NB : Pour les amoureux de montagne et de beaux sites, n’hésitez pas à visiter les lieux et l’été prendre le temps de monter jusqu’au refuge du Nant du Beurre. Du plaisir assuré !


Conférence sur le papier peint.

Portique de Mulhouse Haute-Alsace

Les agapes du mois de mars ont été passionnantes à plus d'un titre. Les compagnons avaient du temps pour bavarder et l'intervenant a su transmettre une passion et une connaissance.

Pour la soirée, le fondateur du Musée du papier peint de Rixheim, Bernard Jacqué, a développé un panoramique sur la création du papier peint aussi bien que ceux visibles au musée. Rare musée dans le monde consacré à l'impression du papier peint. Dans son exposé Bernard Jacqué a rappelé la création du musée en 1983 installé dans l'ancienne commanderie de l'Ordre teutonique à Rixheim, spoliée à la Révolution française.

L'installation de la manufacture en 1797 n'était pas le fruit du hasard, mais une volonté de s'établir "en France" alors que la ville de Mulhouse était, à cette époque, une ville-république alliée aux cantons Suisses. Sauf qu'après un blocus, la ville "s'est rattachée à la France" en 1798 ce qui est dit pudiquement par "une conquête douanière".

Le papier peint est une création de la première moitié du XVIIIe s. La famille Zuber installe la manufacture à Rixheim et va réaliser des papiers-peints jusqu'à aujourd'hui. Bernard Jacqué, maître de conférence en histoire des arts industriels à l'Université de Haute-Alsace, a indiqué que le musée conserve actuellement 360 000 échantillons de papiers-peints et possède une bibliothèque de 3000 volumes consacré à ce thème.

De même, le musée possède, et c'est unique au monde, les machines de toutes les techniques d'impression. Pour clore son intervention il a anéanti une légende : c'est connu, le bureau ovale de la Maison Blanche, résidence des présidents des États Unis d'Amérique, est décorée de panoramiques provenant de Rixheim : Une vue d'Amérique du Nord et la Guerre d'indépendance.

Mais, Jackie Kennedy n'y est pour rien ! Aïe ! N'empêche qu'un bout exceptionnel d'Alsace est dans ce bureau mondialement connu.